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    <title>L'oubli</title>
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    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=71">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 09 oct. 2019 11:30:39 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 24 sept. 2021 10:39:43 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’oubli : jalons pour une approche transdisciplinaire </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=123</link>
      <pubDate>mer., 09 oct. 2019 16:06:49 +0200</pubDate>
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      <title>La culture numérique entre l’appréhension de l’oubli et la fabrication de la mémoire </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=213</link>
      <description>Résumé : Les objets culturels créés par les technologies numériques (œuvres, documents, médias…) sont menacés d’obsolescence et d’oubli par leur complexion même et la fragilité de leur support technique. En même temps, pour conjurer cet oubli, leurs concepteurs les équipent de marqueurs pour en assurer la pérennité, en anticipant sur ce qu’ils sont appelés à devenir dans le temps long. Parmi ces marqueurs, les métadonnées, aussi bien techniques que juridiques ou documentaires et archivistiques constituent un élément caractéristique pour la conservation de ces documents. L’article examine, en fonction des qualités propres au document numérique et de pratiques nouvelles induites par sa plasticité comme celle du « remix », les conséquences en termes de mémoire et d’oubli. Abstract: Cultural objects created through digital technologies (literary works, documents, media…), due to their physical fragility, are threatened by obsolescence and disappearance. In order to prevent the permanent loss of these objects, conceptors use descriptive markers to ensure their long-term preservation. Among such markers, a variety of metadata – technical, legal, document or archival metadata – constitute a characteristic component of digital preservation. This article examines the consequences, in terms of memory and loss, by considering the nature and specificity of digital documents as well as emergent practices such as &quot;digital remix&quot;. </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2019 09:23:58 +0200</pubDate>
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      <title>El olvido im(posible) y la memoria artificial </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=225</link>
      <description>Resumen: El artículo presenta una revisión de la tecnología digital como dispositivo para la memoria desde una perspectiva genealógica. Con el objetivo de comprender el alcance del uso reiterado de la Web en general y en particular del motor de búsqueda Google, no sólo en sesiones ocasionales sino a través de smartphones en cualquier momento y lugar, atendemos a los antecedentes de esta forma de enciclopedia universal ubicua. Para ello, hacemos referencia en primera instancia a la invención de la escritura como aide-mémoire que convertiría a los individuos en seres olvidadizos, según Platón. La paradoja de un instrumento que sirve para conservar el conocimiento y al mismo tiempo procura el olvido se relaciona directamente con la exteriorización de la memoria. En este sentido, la Red favorece asimismo lo que Salvador Dalí llamaba “persistencia de la memoria” a través de su serie de “relojes derretidos” y también lo que Jorge Luis Borges ilustraba en su relato “Funes, el memorioso”. La incapacidad para olvidar se entiende aquí como un mal a evitar: es preciso olvidar, seleccionar los recuerdos para que el sujeto no se vea saturado por millones de impresiones que impedirían todo discernimiento. Desde el instante en que disponemos de acceso a esa memoria artificial que es la Red, cuando es posible buscar respuestas en Google a interrogantes que surgen en nuestra vida corriente, la ambivalencia memoria-olvido vuelve a situarse como paradoja de la tecnología. Por una parte, hipertrofia de la memoria cuando nos servimos de esas prótesis tecnológicas. Por otra, radicalización del olvido en tanto dependientes de esa memoria externa. Résumé : Cet article vise à cerner la généalogie de la technologie numérique entendue comme aide-mémoire artificiel. Notre objectif consiste à révéler les antécédents de l’usage itératif du moteur de recherche Google ainsi que la pénétration dans la vie quotidienne des Smartphones 24/7 comme instrument d’abolition de l’oubli. Certes, il en résulte la saturation d’informations et de données provenant des écrans, en passant par la réponse continue à n’importe quelle question. En fait, on pourrait dire qu’on assiste à la disparition du mystère quand tout le savoir se trouve facilement sur le Web. Nous envisageons l’interconnexion permanente, partout et à tout moment, comme une forme actuelle d’encyclopédisme sans bornes temporelles et spatiales. Nous faisons en effet référence à la conception platonicienne de l’écriture. Dans le Phèdre, le bouleversement de l’objectivation écrite pourrait nous faire oublier tout ce qu’on savait, dès le moment où on a foi dans l’empreinte étrangère et non plus dans notre mémoire. La mémoire artificielle en réseau dispose des mêmes caractéristiques de l’écrit et de l’alphabétisation. Certes, c’est ainsi que le paradoxe oubli-mémoire nous fait nous souvenir du texte de Jorge Luis Borges Funes, el memorioso. Et il en va de même pour la série des montres molles chez Salvador Dalí, notamment La persistance de la mémoire, où l’on pourrait signaler sans aucun doute la double dimension du temps objectivé, qui est une extériorisation, voire une prothèse de notre mémoire, tout en étant un instrument de dévalorisation de la mémoire des individus. Et il est aussi ce qui nous rend incapables d’oublier toute chose dès lors qu’elle est disponible en réseau et numérisée. Abstract: This article tries to explain how the digital technology works as an artificial aide-mémoire from a psychological and sociological point of view. The essay attemps to present precedents of the iterative use since we are connected 24/24 through the smartphones, reflected as a tool abolishing the possibility of oblivion. The saturated informational environment and, indeed, the huge quantity of data stored in the Cloud might be seen as a true memory prosthesis. Actually, life on screen and life in digital stock means the disappearance of the capacity of forgetting when since almost everything has been digitized, we could access to this kind of data every time and everywhere. Our approach derives from the Plato’s conception of writing, in the Phaedrus. The invention of writing would produce forgetfulness instead wisdom, as we can read in the mentioned dialogue: “Their trust in writing, produced by external characters which are no part of themselves, will discourage the use of their own memory within them”. Nonetheless, oblivion can be considered as a right and even a must for the individual, as we have learned from Nietzsche and Freud. We remember the tale by Jorge Luis Borges, named “Funes, el memorioso”, or the surrealistic paintings by Salvador Dalí on the clocks and the persistence of memory. The technique object as an externalization of human abilities works as a disqualification of human being as well. And in order to make us capable of forgetting, we should find out the effects of the Web in human memory and oblivion. </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2019 11:33:06 +0200</pubDate>
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      <title>Interroger la tension entre mémoire et oubli au sein d’un dispositif numérique patrimonial </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=242</link>
      <description>Résumé : Le numérique est aujourd’hui un support majeur pour les contenus en particulier patrimoniaux. Le document numérique est soumis à un double fossé : la dégénérescence de son support et la perte du sens associée au document. L’hypothèse d’une possible restauration de l’intelligibilité du document patrimonial nous amène à considérer une méthode de redocumentarisation de l’archive au sein d’un dispositif numérique annotationnel mobilisant de manière expérimentale le web des données en tant que réseau de ressources liées et ouvertes. La construction de cet artefact est le fruit d’une double expérimentation : l’étude sémiotique d’un corpus de contenus patrimoniaux nous amène à comprendre le parcours interprétatif d’un témoin universel lors du visionnage d’une archive, tandis que les résultats sont transcrits en recommandations ergonomiques et éditoriales destinées à l’implémentation du dispositif. Ce dernier soulève de par son positionnement patrimonial une tension éditoriale entre mémoire et oubli. L’environnement de conception du dispositif, ses composantes et les représentations transmises sont examinés afin d’en déduire le modèle dominant et les enjeux prescriptifs associés. La présente contribution s’articule en deux volets : un état des lieux de la recherche sémiotique et technologique en cours, suivi d’une prise de recul quant au projet éditorial par le prisme des concepts de mémoire et d’oubli, appliqué à l’écosystème numérique. Abstract: Nowadays, the common way to transmit cultural heritage is under its digital form. The digital document suffers from a technological and cultural gap, its integrity and cultural meaning disappearing over time. We show that restoring the document intelligibility is possible through a redocumentation approach. The digital heritage document is processed into an annotational artefact, which uses the web of data as an experimental source of linked and open knowledge. We build the artefact through a double process. On the first hand, a semiotic study of digital heritage documents allows us to understand a universal interpretation path while watching a cultural archive. On the second hand, we convert the results of the semiotic study into ergonomic and editorial recommendations for the annotational device. Considering its patrimonial positioning, the artefact emphasises an editorial tension between memory and oblivion. Then, we examine the device conception environment, its editorial features and its associated prescriptive issues. This paper highlights two aspects: a situational analysis of the current semio-technological doctoral research, and an original hindsight of the editorial project through memory and oblivion concepts mobilized in a digital environment. </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2019 14:43:23 +0200</pubDate>
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      <title>Entre oubli et mémoire, l’archiviste funambule </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=256</link>
      <description>Résumé : Cet article interroge la notion de « droit à l’oubli » du point de vue de l’archivistique française. Le positionnement de l’archiviste face à l’oubli est de fait ambigu : il doit assumer sa part de responsabilité dans la construction de l’oubli mais il est aussi celui qui, au plus proche des sources, peut en tirer certaines de l’oubli. S’il œuvre pour l’accès aux sources dans un souci de transparence démocratique, il n’en est pas moins le garant de la pacification de la mémoire. Abstract : This article investigates the notion of “the right to be forgotten” from the viewpoint of archival science in the French context. The positioning of the archivist with respect to oblivion is de facto ambiguous: he has to undertake his own part of responsibilities in the upbuilding of oblivion but he also is the one who, being the closest possible to the sources, could save somebody from falling into oblivion. If he works on the access to the sources motivated by a democracy concern of transparency, he is nonetheless at the same time a warrant of getting memory into peace. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 15:26:55 +0200</pubDate>
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      <title>Le rôle de l’oubli dans les pratiques commémoratives à l’exemple des 750 ans de Berlin en RDA en 1987 </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=269</link>
      <description>Résumé : Les archives de la Maison berlinoise du travail culturel, une institution de RDA chargée dans les années 1980 de préparer la commémoration des 750 ans de Berlin, montrent que l’oubli a joué un rôle important dans la mise en scène du passé qui a caractérisé cette commémoration, que nous analysons, au sens de Paul Connerton, comme un ensemble de « pratiques commémoratives » qui forment le support social de la mémoire commune. Ces cérémonies du souvenir sont significatives par leurs affirmations, mais aussi par leurs silences, et ceci d’autant plus qu’en RDA, la mémoire était partagée avec un concurrent, la RFA. Nous montrons comment l’oubli a été construit en RDA, et comment cet oubli prescrit par la Maison berlinoise du travail culturel devait permettre d’ancrer dans les consciences un sentiment d’appartenance commune, une identification avec l’État et avec l’idéologie socialiste, en passant sous silence de larges pans de l’histoire. Des catégories d’analyse de la mémoire familiale sont transposées : alors que dans le cas de la mémoire familiale, la tendance à la réécriture de l’histoire, à l’oubli et à l’innocentement de membres de la famille obéit à une loi tacite qui est celle de l’unité familiale à préserver, la construction mémorielle dans le cas de la Maison berlinoise du travail culturel repose-t-elle aussi sur une unité à consolider : l’unité nationale, le renforcement de l’identification avec la « patrie socialiste ». Le corollaire de cette instrumentalisation du passé est que l’on a systématiquement cherché à nommer une continuité pour la faire exister : il fallait décrire une évolution historique linéaire, avec un but et un sens de l’histoire. Les ressorts intellectuels et idéologiques du discours de la Maison berlinoise du travail culturel sur la gestion de la mémoire sont donc très clairs : il s’agit de promouvoir une approche téléologique de l’histoire, de convoquer des souvenirs, des éléments de mémoire en leur conférant une interprétation, une lisibilité, guidées par les principes du matérialisme historique. Toutefois, nous montrons aussi que des voix critiques marginales ont tout de même pu s’exprimer de façon officielle, pour dénoncer les apories de ce discours sur le passé. Summary: The archives of the Berliner Haus für kulturelle Arbeit, an institution of the GDR charged in the 1980s to prepare the 750 years commemoration of the birth of the city Berlin, show that a lapse of memory played a significant role in the production of the past which characterized this commemoration, that we analyze, within the meaning of Paul Connerton, as a set of “commemorative practices” which form the social support of the common memory. The typical case of the GDR where the memory is shared with West-Germany is interessant, because these ceremonies are significant by their assertions but also by their silences. We show how a lapse of memory was built in the GDR, and how this lapse of memory prescribed by the Berliner House of cultural work aimed at developping a feeling of common membership, an identification with the east-german State and with the socialist ideology, while overlooking of broad sides of history. Some categories of analysis of the family memory are transposed: whereas in the case of the family memory, the rewriting of history obeys a tacit law which is that of the family unit to preserve, memory construction in the case of the Berliner House of cultural work also rests on a unit to consolidate: a national unit. The corollary of this instrumentalisation of the past is that it was necessary to describe a linear historical evolution, with a direction and a sense of history. The objective was to promote a teleological approach of history, guided by the principles of the historical materialism. However, we also show that marginal critical voices could sometimes appear, in order to denounce the aporias of this speech on the past. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 16:10:18 +0200</pubDate>
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      <title>Architecture et oubli </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=284</link>
      <description>Écrivain et critique d’art anglais du xixe siècle, John Ruskin est l’auteur en 1849 des Sept lampes de l’architecture. Cet ouvrage théorique se propose de définir les traits fondamentaux de l’architecture. L’un des sept chapitres de cet ouvrage, « la sixième lampe », est consacré à la question du souvenir et de son lien avec l’architecture. Ce propos qui a pour point de départ le terme d’oubli est abordé par son antonyme : le souvenir. Le souvenir se substitue à l’oubli dans une approche dynamique qui écarte tout recours à la nostalgie ou au jugement de valeur sur des faits passés. Cette réflexion sur le souvenir conduit Ruskin à assigner à l’architecture une finalité mémorielle sans que celle-ci soit liée à la notion de commémoration inhérente aux monuments destinés à cet effet. Bien au contraire, c’est la question de la signification en architecture qui est soulevée par cet attribut et qui interpelle concomitamment le sens profond de la création des espaces et de leurs usages. Enfin, la réflexion de Ruskin contribue également à questionner la permanence de l’architecture. Le souvenir est une notion qui l’autorise à poser la question du temps et de la représentation de sa durée à travers la réalisation des espaces concrets. Par cette considération singulière, il souligne que l’architecture permet à l’homme de s’inscrire dans l’espace et le temps à partir d’objets architecturaux qui sont les témoins de l’habiter et de l’édifier. Dès lors, l’architecture pourrait peut-être, par ce processus, devenir archive édifiée, support d’une mémoire partielle et partiale, inscrite dans une dynamique et une dialectique d’effacement des traces et de conservation des strates. Writer and English fine arts critic of the 19th century, John Ruskin is the author in 1849 of The seven lamps of architecture. This theoretical work tries to define the fundamentals of architecture. One of the seven chapters of this book, “the sixth lamp”, is dedicated to the memory and those links with architecture. This development is based on forgetting but this question is treated by the way with the antonym: the memory. In a dynamic approach where nostalgia and value judgment are ruled out, memory is developed by the substitution of forgetting. This thinking on the memory obliged Ruskin to attribute to architecture a memory finality that differs from the commemoration aim of the monument. In fact with this term, Ruskin asks the question of the meaning of architecture and calls out to the sense of the space’s creation and uses. Those reflexions contribute to put the question of the architecture’s permanency. The term of memory offers to him the opportunity to examine the notion of time and the period’s representation by building concrete spaces. With this singular consideration, he shows that architecture offers to the man the possibilty to come within through the space and the time with architectural objects which are the evidences of living and building. Architecture would becoming with this approach a kind of building’s archives, that will support the partial and biased memory, in a dynamic and dialectic way between erasing the tracks and the conservation of the stratums. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 16:54:55 +0200</pubDate>
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      <title>L’érotisme comme oubli dans Le Livre d’un homme seul de Gao Xingjian </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=295</link>
      <description>L’oubli n’est pas toujours une défaillance de la mémoire. Il existe un type d’oubli qui participe d’une certaine quête de bonheur. C’est un oubli heureux ou volontaire. Il est recherché quand l’individu ou l’homme se sent « menacé » pas un passé triste ou atroce, quand il éprouve de la douleur à ressasser un souvenir générant chez lui un état dépressif, une conscience malheureuse ou douloureuse. Le narrateur du Livre d’un homme seul de Gao Xingjian manifeste une volonté ferme d’oublier la Révolution culturelle chinoise. Dans sa résolution à tirer un trait sur le passé, l’érotisme et la rencontre des femmes s’offrent comme un exutoire. On se pose alors la question de savoir quel rapport l’écrivain établit entre ces deux notions a priori distinctes. Comment passe-t-il de l’érotisme à l’oubli ? Cet article tente de répondre à ces interrogations en questionnant l’érotisme et l’oubli pour dégager le principe de vie que le romancier établit entre ces deux univers que tout semble opposer, l’un psychique et spirituel ; l’autre sensuel et physique. Forgetfulness is not necessarily a lapse of memory. There exists a type of forgetfulness which has to do with a quest of knowledge. It is a happy or voluntary forgetfulness. Individuals or human beings are in quest of this type of forgetfulness when they find themselves “threatened” either by a sorrowful or atrocious past, when they feel pains to brood over a past event. This therefore creates in the mind of individuals a state of depression, making their conscience stricken with unhappiness and painfulness. The narrator in Gao Xingjian’s Le Livre d’un homme seul shows a strong willingness to forget about Chinese Industrial Revolution. In his determination to forget about the past, the narrator resorts to erotism and the company of women as an outlet. The following question can therefore be asked: what relationship does the writer establish between these two notions which are apparently distinct? How does he move from erotism to forgetfulness? This paper attempts to provide answers to these questions while questioning the notions of erotism and forgetfulness in order to bring out the relationship that the novelist establishes between these two worlds where everything seems to be opposed, one being psychic and spiritual; the other being sensual and physical. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 17:31:31 +0200</pubDate>
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      <title>Investigaciones literarias en la narrativa mexicana contemporánea </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=303</link>
      <description>Resumen : Siguiendo los pasos de Ricardo Piglia y Roberto Bolaño, varios autores latinoamericanos de principios del siglo XXI se reapropiaron el tema de la investigación y búsqueda literaria, variaciones alrededor del autor olvidado, el texto perdido, los fantasmas de la literatura. Se trata ante todo de trabajar una estructura – la de la búsqueda, del desciframiento de huellas, de la interpretación de signos – que ya no es exclusiva del género policial o de la novela negra y puede trasladarse a otros contextos. Al centro de la investigación policial está un crimen, en la del detective literario hay un vacío, una ausencia de datos, una desaparición, un manuscrito perdido que son el punto de partida de los detectives literarios del México contemporáneo. El investigador es un lector que habla con los difuntos y navega en las aguas turbias del olvido, este abismo en el cual todas las obras terminan por caer. Seguiremos algunas pistas dibujadas por esos personajes habitados por la obsesión de lo perdido. En la primera novela de Daniel Saldaña París, un académico sigue las huellas de un oscuro poeta boxeador desaparecido en México a principios del siglo pasado, inspirado de Arthur Cravan, y termina enredado en una épica del absurdo que lo salvará del tedio que domina su vida. Valeria Luiselli cuenta en Los Ingravidos las existencias paralelas de dos exiliados mexicanos en Nueva York: una traductora joven amenazada por la invisibilidad y el fantasma de Gilberto Owen que encuentra en sus paseos en el inframundo. Juan Villoro explora la figura del testigo en una novela compleja cuyo protagonista, un profesor de regreso de una larga estancia en Europa, enfrenta los espectros de su pasado y del pasado mexicano al momento de investigar la vida y obra de López Velarde. Estas novelas descifran las sombras del pasado en nuestro presente de manera inquietante, mostrando cuánto nuestra realidad está habitada por la barbarie que la fundó y poniendo en escena el devenir espectral de los que se asoman al pozo del olvido. Résumé : Inspirés par l’œuvre de Ricardo Piglia et celle de Roberto Bolaño et leur construction de détectives littéraires, plusieurs auteurs du début du XXIe siècle se sont réapproprié le thème de l’enquête et de la quête de l’auteur oublié, du texte perdu, des fantômes de la littérature. Il s’agit surtout de l’utilisation d’une structure – celle de la recherche, de la poursuite des traces, de l’interprétation des signes – qui n’est plus réservée au genre policier ou au roman noir et qui est utilisée ici dans un autre contexte. Au centre de la quête du détective policier se trouve un crime, au centre de celle du détective littéraire se trouve un vide. C’est une absence de données, une disparition, un manuscrit perdu qui sont le point de départ des détectives littéraires du Mexique contemporain. L’enquêteur est un lecteur qui parle aux absents et navigue dans les eaux troubles de l’oubli, cet abîme dans lequel finissent par tomber inévitablement toutes les œuvres. On suivra ici quelques pistes dessinées par ces personnages hantés par la menace du néant. Dans le premier roman de Daniel Saldaña París, un professeur universitaire part sur les traces d’un obscur poète boxeur disparu au Mexique au début du siècle inspiré par Arthur Cravan, se trouve pris dans une épique de l’absurde qui le sortira de son ennui de vivre. Valeria Luiselli raconte dans Los ingrávidos, des êtres sans gravité, les vies parallèles de deux Mexicains exilés à New York : une jeune traductrice qui se sent devenir invisible et sa quête du fantôme de Gilberto Owen. Juan Villoro explore la figure du témoin dans un roman à la construction complexe dont le protagoniste, un professeur de retour d’Europe, se confronte aux spectres de son propre passé et à ceux de l’histoire du Mexique tout en travaillant sur l’interprétation de la vie et l’œuvre de López Velarde. Ces romans déchiffrent les ombres du passé dans le présent de manière inquiétante, en montrant combien notre réalité est habitée par la barbarie qui l’a construite, et en mettant en scène le devenir fantôme de ceux qui se penchent au-dessus du puits de l’oubli. Abstract: Inspired by the construction of literary detectives in the works of Ricardo Piglia and Roberto Bolaño, several Mexican writers of the beginning of the XXIst century revisit the topic of the investigation and quest of the forgotten writer, the lost text, the ghosts of literature. They repetitively use a structure – the pattern of the research, of following traces, interpret sign – that is no more an exclusive form of the detective novel and is displaced in other contexts. At the center of the quest of the literary detective there is no crime any more but an absence, an emptiness. What triggers the investigations of the characters of those contemporary novels is the absence of facts, an author’s disappearance, a lost manuscripts. The investigator is a reader who talks to the departed and navigates the murky waters of oblivion, this abyss in which all works inevitably end up. This paper will follow some leads drawn by those characters haunted by the threat of emptiness. In Daniel Saldaña París’s first novel, a university professor follows the tracks and traces of an obscure poet and boxer who disappeared in Mexico at the beginning of the past century, inspired by Arthur Cravan, and will be taken up in an absurd epical adventure that will save him from the boredom of his life. Valeria Luiselli tells in Faces in the crowd (Los ingrávidos) the parallel lives of two Mexican exiles in New York: a young translator obsessed by her own invisibility and the ghost of Gilberto Owen. Juan Villoro explores the figure of the witness in a complex novel whose main character, another professor back from exile in Europe, meets the specters of his past and the Mexican historical past, while working on the life and works of the poet López Velarde. Those narratives decipher the shadows of the past in the present in a disturbing way, showing how deeply our reality is inhabited by the violence that made it possible, and imagining the transformation of the characters who look into the well of oblivion into ghosts themselves. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 18:39:47 +0200</pubDate>
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      <title>Damome Étienne (2014),          Radios et religions en          Afrique subsaharienne : dynamisme, concurrence, action sociale,          Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, avril 2014, 319 p. –          ISBN 978-2-86781-732-5 </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=328</link>
      <pubDate>jeu., 17 oct. 2019 10:17:54 +0200</pubDate>
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      <title> </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=376</link>
      <pubDate>mer., 23 oct. 2019 15:00:09 +0200</pubDate>
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      <title>Comité de lecture du numéro 2 </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=613</link>
      <pubDate>mar., 22 juin 2021 17:25:53 +0200</pubDate>
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