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    <title>memory</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=222</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Architecture et oubli</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=284</link>
      <description>Écrivain et critique d’art anglais du xixe siècle, John Ruskin est l’auteur en 1849 des Sept lampes de l’architecture. Cet ouvrage théorique se propose de définir les traits fondamentaux de l’architecture. L’un des sept chapitres de cet ouvrage, « la sixième lampe », est consacré à la question du souvenir et de son lien avec l’architecture. Ce propos qui a pour point de départ le terme d’oubli est abordé par son antonyme : le souvenir. Le souvenir se substitue à l’oubli dans une approche dynamique qui écarte tout recours à la nostalgie ou au jugement de valeur sur des faits passés. Cette réflexion sur le souvenir conduit Ruskin à assigner à l’architecture une finalité mémorielle sans que celle-ci soit liée à la notion de commémoration inhérente aux monuments destinés à cet effet. Bien au contraire, c’est la question de la signification en architecture qui est soulevée par cet attribut et qui interpelle concomitamment le sens profond de la création des espaces et de leurs usages. Enfin, la réflexion de Ruskin contribue également à questionner la permanence de l’architecture. Le souvenir est une notion qui l’autorise à poser la question du temps et de la représentation de sa durée à travers la réalisation des espaces concrets. Par cette considération singulière, il souligne que l’architecture permet à l’homme de s’inscrire dans l’espace et le temps à partir d’objets architecturaux qui sont les témoins de l’habiter et de l’édifier. Dès lors, l’architecture pourrait peut-être, par ce processus, devenir archive édifiée, support d’une mémoire partielle et partiale, inscrite dans une dynamique et une dialectique d’effacement des traces et de conservation des strates. Writer and English fine arts critic of the 19th century, John Ruskin is the author in 1849 of The seven lamps of architecture. This theoretical work tries to define the fundamentals of architecture. One of the seven chapters of this book, “the sixth lamp”, is dedicated to the memory and those links with architecture. This development is based on forgetting but this question is treated by the way with the antonym: the memory. In a dynamic approach where nostalgia and value judgment are ruled out, memory is developed by the substitution of forgetting. This thinking on the memory obliged Ruskin to attribute to architecture a memory finality that differs from the commemoration aim of the monument. In fact with this term, Ruskin asks the question of the meaning of architecture and calls out to the sense of the space’s creation and uses. Those reflexions contribute to put the question of the architecture’s permanency. The term of memory offers to him the opportunity to examine the notion of time and the period’s representation by building concrete spaces. With this singular consideration, he shows that architecture offers to the man the possibilty to come within through the space and the time with architectural objects which are the evidences of living and building. Architecture would becoming with this approach a kind of building’s archives, that will support the partial and biased memory, in a dynamic and dialectic way between erasing the tracks and the conservation of the stratums. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 16:54:55 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 27 mars 2024 16:46:56 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Interroger la tension entre mémoire et oubli au sein d’un dispositif numérique patrimonial</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=242</link>
      <description>Résumé : Le numérique est aujourd’hui un support majeur pour les contenus en particulier patrimoniaux. Le document numérique est soumis à un double fossé : la dégénérescence de son support et la perte du sens associée au document. L’hypothèse d’une possible restauration de l’intelligibilité du document patrimonial nous amène à considérer une méthode de redocumentarisation de l’archive au sein d’un dispositif numérique annotationnel mobilisant de manière expérimentale le web des données en tant que réseau de ressources liées et ouvertes. La construction de cet artefact est le fruit d’une double expérimentation : l’étude sémiotique d’un corpus de contenus patrimoniaux nous amène à comprendre le parcours interprétatif d’un témoin universel lors du visionnage d’une archive, tandis que les résultats sont transcrits en recommandations ergonomiques et éditoriales destinées à l’implémentation du dispositif. Ce dernier soulève de par son positionnement patrimonial une tension éditoriale entre mémoire et oubli. L’environnement de conception du dispositif, ses composantes et les représentations transmises sont examinés afin d’en déduire le modèle dominant et les enjeux prescriptifs associés. La présente contribution s’articule en deux volets : un état des lieux de la recherche sémiotique et technologique en cours, suivi d’une prise de recul quant au projet éditorial par le prisme des concepts de mémoire et d’oubli, appliqué à l’écosystème numérique. Abstract: Nowadays, the common way to transmit cultural heritage is under its digital form. The digital document suffers from a technological and cultural gap, its integrity and cultural meaning disappearing over time. We show that restoring the document intelligibility is possible through a redocumentation approach. The digital heritage document is processed into an annotational artefact, which uses the web of data as an experimental source of linked and open knowledge. We build the artefact through a double process. On the first hand, a semiotic study of digital heritage documents allows us to understand a universal interpretation path while watching a cultural archive. On the second hand, we convert the results of the semiotic study into ergonomic and editorial recommendations for the annotational device. Considering its patrimonial positioning, the artefact emphasises an editorial tension between memory and oblivion. Then, we examine the device conception environment, its editorial features and its associated prescriptive issues. This paper highlights two aspects: a situational analysis of the current semio-technological doctoral research, and an original hindsight of the editorial project through memory and oblivion concepts mobilized in a digital environment. </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2019 14:43:23 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 27 mars 2024 16:44:30 +0100</lastBuildDate>
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      <title>El olvido im(posible) y la memoria artificial</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=225</link>
      <description>Resumen: El artículo presenta una revisión de la tecnología digital como dispositivo para la memoria desde una perspectiva genealógica. Con el objetivo de comprender el alcance del uso reiterado de la Web en general y en particular del motor de búsqueda Google, no sólo en sesiones ocasionales sino a través de smartphones en cualquier momento y lugar, atendemos a los antecedentes de esta forma de enciclopedia universal ubicua. Para ello, hacemos referencia en primera instancia a la invención de la escritura como aide-mémoire que convertiría a los individuos en seres olvidadizos, según Platón. La paradoja de un instrumento que sirve para conservar el conocimiento y al mismo tiempo procura el olvido se relaciona directamente con la exteriorización de la memoria. En este sentido, la Red favorece asimismo lo que Salvador Dalí llamaba “persistencia de la memoria” a través de su serie de “relojes derretidos” y también lo que Jorge Luis Borges ilustraba en su relato “Funes, el memorioso”. La incapacidad para olvidar se entiende aquí como un mal a evitar: es preciso olvidar, seleccionar los recuerdos para que el sujeto no se vea saturado por millones de impresiones que impedirían todo discernimiento. Desde el instante en que disponemos de acceso a esa memoria artificial que es la Red, cuando es posible buscar respuestas en Google a interrogantes que surgen en nuestra vida corriente, la ambivalencia memoria-olvido vuelve a situarse como paradoja de la tecnología. Por una parte, hipertrofia de la memoria cuando nos servimos de esas prótesis tecnológicas. Por otra, radicalización del olvido en tanto dependientes de esa memoria externa. Résumé : Cet article vise à cerner la généalogie de la technologie numérique entendue comme aide-mémoire artificiel. Notre objectif consiste à révéler les antécédents de l’usage itératif du moteur de recherche Google ainsi que la pénétration dans la vie quotidienne des Smartphones 24/7 comme instrument d’abolition de l’oubli. Certes, il en résulte la saturation d’informations et de données provenant des écrans, en passant par la réponse continue à n’importe quelle question. En fait, on pourrait dire qu’on assiste à la disparition du mystère quand tout le savoir se trouve facilement sur le Web. Nous envisageons l’interconnexion permanente, partout et à tout moment, comme une forme actuelle d’encyclopédisme sans bornes temporelles et spatiales. Nous faisons en effet référence à la conception platonicienne de l’écriture. Dans le Phèdre, le bouleversement de l’objectivation écrite pourrait nous faire oublier tout ce qu’on savait, dès le moment où on a foi dans l’empreinte étrangère et non plus dans notre mémoire. La mémoire artificielle en réseau dispose des mêmes caractéristiques de l’écrit et de l’alphabétisation. Certes, c’est ainsi que le paradoxe oubli-mémoire nous fait nous souvenir du texte de Jorge Luis Borges Funes, el memorioso. Et il en va de même pour la série des montres molles chez Salvador Dalí, notamment La persistance de la mémoire, où l’on pourrait signaler sans aucun doute la double dimension du temps objectivé, qui est une extériorisation, voire une prothèse de notre mémoire, tout en étant un instrument de dévalorisation de la mémoire des individus. Et il est aussi ce qui nous rend incapables d’oublier toute chose dès lors qu’elle est disponible en réseau et numérisée. Abstract: This article tries to explain how the digital technology works as an artificial aide-mémoire from a psychological and sociological point of view. The essay attemps to present precedents of the iterative use since we are connected 24/24 through the smartphones, reflected as a tool abolishing the possibility of oblivion. The saturated informational environment and, indeed, the huge quantity of data stored in the Cloud might be seen as a true memory prosthesis. Actually, life on screen and life in digital stock means the disappearance of the capacity of forgetting when since almost everything has been digitized, we could access to this kind of data every time and everywhere. Our approach derives from the Plato’s conception of writing, in the Phaedrus. The invention of writing would produce forgetfulness instead wisdom, as we can read in the mentioned dialogue: “Their trust in writing, produced by external characters which are no part of themselves, will discourage the use of their own memory within them”. Nonetheless, oblivion can be considered as a right and even a must for the individual, as we have learned from Nietzsche and Freud. We remember the tale by Jorge Luis Borges, named “Funes, el memorioso”, or the surrealistic paintings by Salvador Dalí on the clocks and the persistence of memory. The technique object as an externalization of human abilities works as a disqualification of human being as well. And in order to make us capable of forgetting, we should find out the effects of the Web in human memory and oblivion. </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2019 11:33:06 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 27 mars 2024 16:43:55 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La culture numérique entre l’appréhension de l’oubli et la fabrication de la mémoire</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=213</link>
      <description>Résumé : Les objets culturels créés par les technologies numériques (œuvres, documents, médias…) sont menacés d’obsolescence et d’oubli par leur complexion même et la fragilité de leur support technique. En même temps, pour conjurer cet oubli, leurs concepteurs les équipent de marqueurs pour en assurer la pérennité, en anticipant sur ce qu’ils sont appelés à devenir dans le temps long. Parmi ces marqueurs, les métadonnées, aussi bien techniques que juridiques ou documentaires et archivistiques constituent un élément caractéristique pour la conservation de ces documents. L’article examine, en fonction des qualités propres au document numérique et de pratiques nouvelles induites par sa plasticité comme celle du « remix », les conséquences en termes de mémoire et d’oubli. Abstract: Cultural objects created through digital technologies (literary works, documents, media…), due to their physical fragility, are threatened by obsolescence and disappearance. In order to prevent the permanent loss of these objects, conceptors use descriptive markers to ensure their long-term preservation. Among such markers, a variety of metadata – technical, legal, document or archival metadata – constitute a characteristic component of digital preservation. This article examines the consequences, in terms of memory and loss, by considering the nature and specificity of digital documents as well as emergent practices such as &quot;digital remix&quot;. </description>
      <pubDate>mar., 15 oct. 2019 09:23:58 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 27 mars 2024 16:43:29 +0100</lastBuildDate>
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