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    <title>réécriture du passé</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=275</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le rôle de l’oubli dans les pratiques commémoratives à l’exemple des 750 ans de Berlin en RDA en 1987</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=269</link>
      <description>Résumé : Les archives de la Maison berlinoise du travail culturel, une institution de RDA chargée dans les années 1980 de préparer la commémoration des 750 ans de Berlin, montrent que l’oubli a joué un rôle important dans la mise en scène du passé qui a caractérisé cette commémoration, que nous analysons, au sens de Paul Connerton, comme un ensemble de « pratiques commémoratives » qui forment le support social de la mémoire commune. Ces cérémonies du souvenir sont significatives par leurs affirmations, mais aussi par leurs silences, et ceci d’autant plus qu’en RDA, la mémoire était partagée avec un concurrent, la RFA. Nous montrons comment l’oubli a été construit en RDA, et comment cet oubli prescrit par la Maison berlinoise du travail culturel devait permettre d’ancrer dans les consciences un sentiment d’appartenance commune, une identification avec l’État et avec l’idéologie socialiste, en passant sous silence de larges pans de l’histoire. Des catégories d’analyse de la mémoire familiale sont transposées : alors que dans le cas de la mémoire familiale, la tendance à la réécriture de l’histoire, à l’oubli et à l’innocentement de membres de la famille obéit à une loi tacite qui est celle de l’unité familiale à préserver, la construction mémorielle dans le cas de la Maison berlinoise du travail culturel repose-t-elle aussi sur une unité à consolider : l’unité nationale, le renforcement de l’identification avec la « patrie socialiste ». Le corollaire de cette instrumentalisation du passé est que l’on a systématiquement cherché à nommer une continuité pour la faire exister : il fallait décrire une évolution historique linéaire, avec un but et un sens de l’histoire. Les ressorts intellectuels et idéologiques du discours de la Maison berlinoise du travail culturel sur la gestion de la mémoire sont donc très clairs : il s’agit de promouvoir une approche téléologique de l’histoire, de convoquer des souvenirs, des éléments de mémoire en leur conférant une interprétation, une lisibilité, guidées par les principes du matérialisme historique. Toutefois, nous montrons aussi que des voix critiques marginales ont tout de même pu s’exprimer de façon officielle, pour dénoncer les apories de ce discours sur le passé. Summary: The archives of the Berliner Haus für kulturelle Arbeit, an institution of the GDR charged in the 1980s to prepare the 750 years commemoration of the birth of the city Berlin, show that a lapse of memory played a significant role in the production of the past which characterized this commemoration, that we analyze, within the meaning of Paul Connerton, as a set of “commemorative practices” which form the social support of the common memory. The typical case of the GDR where the memory is shared with West-Germany is interessant, because these ceremonies are significant by their assertions but also by their silences. We show how a lapse of memory was built in the GDR, and how this lapse of memory prescribed by the Berliner House of cultural work aimed at developping a feeling of common membership, an identification with the east-german State and with the socialist ideology, while overlooking of broad sides of history. Some categories of analysis of the family memory are transposed: whereas in the case of the family memory, the rewriting of history obeys a tacit law which is that of the family unit to preserve, memory construction in the case of the Berliner House of cultural work also rests on a unit to consolidate: a national unit. The corollary of this instrumentalisation of the past is that it was necessary to describe a linear historical evolution, with a direction and a sense of history. The objective was to promote a teleological approach of history, guided by the principles of the historical materialism. However, we also show that marginal critical voices could sometimes appear, in order to denounce the aporias of this speech on the past. </description>
      <pubDate>mer., 16 oct. 2019 16:10:18 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 27 mars 2024 16:46:16 +0100</lastBuildDate>
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