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    <title>mediation</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=869</link>
    <description>Entrées d’index</description>
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      <title>La marque et l’atelier d’artiste mis en exposition</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=865</link>
      <description>Espace hautement symbolique, l’atelier est communément perçu comme l’antre de l’artiste. Définissant historiquement le lieu d’un travail manuel, l’atelier détermine l’espace dans lequel sont produites les œuvres, et par extension il reflète l’acte de création. Néanmoins, l’atelier, qu’il soit collectif ou propre à un artiste (qu’il travaille seul ou à l’aide d’assistants), réunit à la fois l’intime et le public. S’il est un espace dans lequel l’artiste expérimente, vit, crée et entrepose, revêtant ainsi parfois l’image d’un repaire secret, il n’en est pas moins un terrain de partage, d’exposition et de discussion.En se jouant de cette dichotomie, dès le milieu du xxe siècle, les artistes ont cherché à s’en éloigner, ou au contraire à le dévoiler. Si Daniel Buren remet en cause le statut de l’atelier suite au déplacement de l’atelier de Brancusi, en 1971, en soulignant que « toute mise en question du système de l’art passera donc inéluctablement par une remise en question de l’atelier comme un lieu unique où le travail se fait, tout comme du musée comme lieu unique où le travail se voit », d’autres artistes – Andy Warhol via sa Factory ou la boutique-atelier de Robert Filliou – questionnent l’atelier en le mettant au-devant de la scène. Le lieu de production de l’artiste semble être, d’ailleurs, un support constitutif de l’œuvre à part entière et ne serait donc pas uniquement le lieu de création ou son simple cadre d’exécution. Partant de ce constat, l’environnement dans lequel l’artiste évolue paraît influer sur les œuvres et tend à (dé)limiter leur matérialité ou leur constitution physique. L’atelier définit également, par extension, l’acte de l’artiste et son principe d’exécution. Ainsi, cet espace multiple, à la fois clos et dévoilé, sensible et partagé, s’infiltre dans le langage artistique et suscite l’intérêt des publics à pénétrer davantage dans les coulisses des œuvres. Pourrions-nous y cerner le processus de création d’une marque, à travers l’empreinte de l’artiste ? Dans la logique de l’univers de la marque vue comme signe, l’exposition d’atelier engloberait ainsi deux cas de figure – atelier d’artiste contemporain et vivant, et atelier d’artiste décédé, posthume. Sur la base des entretiens menés avec les artistes dans leurs ateliers, et les commissaires d’exposition préoccupés par l’exposition de l’atelier d’artiste, nous tâcherons d’observer comment dans cette configuration, la marque/signe devient un garant de la protection et en même temps un élément dénaturant. Highly symbolic as it is, the place of artistic practice is generally seen as the artist’s lair. It is a workshop, which has traditionally been defined as a place for manual work and, in this instance, refers to the place where the artist produces his or her work. By extension, it reflects the act of creation. Named studio, whether it be shared or for the sole use of an individual artist (whether he or she works alone or with assistants), nevertheless brings together the intimate and the public. Although it is a space in which the artist experiments, lives, creates, and stores his or her work, so that it sometimes has the appearance of a private hide-out, it is still a place for sharing, exhibiting and discussion. Playing on this dichotomy, artists have since the middle of the 20th century sought to distance themselves from the studio, or, on the contrary, to open it up. Daniel Buren questioned the status of the studio after Brancusi changed studios in 1971, arguing that &quot;any questioning of the system of art will inevitably pass through a re-questioning of the studio as a unique place where work is done, just like the museum as a unique place where work is seen&quot;. Other artists, however, like Andy Warhol with his Factory and Robert Filiou with his shop studio, raise questions about the studio by bringing it to the front of the stage. The artist’s place of production seems, moreover, to be a component of the artist’s work, rather than simply the place where it is created or a framework for its execution. From this point of view, the environment in which the artist works seems to influence his or her work and to limit its materiality or physical constitution. In this way, this multifaceted space, which is at once closed and open, has infiltrated its way into artistic language and has aroused the interest of the public as it looks to delve more deeply into the process of artistic creation. Might we spot here the process by which an artist creates a “brand” through the personal touch he gives to his workplace? According to the logic of the universe in which the brand is seen as a sign, exhibiting the artist’s workplace covers two possible eventualities. It is either the workshop of a living, contemporary artist or the posthumous workplace of an artist who is no longer alive. Based on the interviews we have carried out with artists in their studios and curators, the present article observes how, in this configuration, the brand/sign serves as a protection for the artist’s work and, at the same time, as an element which distorts it. </description>
      <pubDate>mar., 09 janv. 2024 16:19:09 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 27 mars 2024 17:18:32 +0100</lastBuildDate>
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