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    <title>K@iros</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>De l’invisibilité à la représentation. Difficultés, enjeux et perspectives d’une expérience inédite impliquant les non-citoyens, conçue et réalisée par le « laboratoire romain »</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=984</link>
      <description>Notre étude vise à éclairer les dynamiques à l’œuvre dans les processus d’invisibilisation et de visibilisation d’une catégorie donnée de personnes, en l’occurrence les migrants au sein des sociétés contemporaines. Tant les processus d’invisibilisation que les processus de visibilisation peuvent avoir des effets contradictoires. Ils peuvent se produire dans des espaces différents et circuler d’un espace à l’autre. L’invisibilité et la visibilité peuvent ainsi être sociales, statistiques, géographiques, médiatiques, politiques, juridiques, etc. L’invisibilité et la visibilité peuvent être vécues négativement par les migrants, dans des espaces différents. En analysant une initiative « extra-ordinaire », mise en œuvre par le « laboratoire romain », visant à résoudre le problème de l’invisibilité ou de la visibilité subies par les migrants, nous montrons 1) comment les migrants peuvent arriver à se rendre visibles de leur gré par des démarches qui les rendent représentables à travers leur participation, 2) comment ils peuvent participer à une opération de production de visibilité en tant qu’acteurs primordiaux de leur représentation. Plusieurs points émergent de notre analyse. En particulier, notre étude tend à démontrer que visibilisation et représentation sont étroitement liées. Elle montre comment on peut concourir à la production de sa visibilité par la participation aux processus de représentation qui contribuent à sa visibilisation. Ceux-ci nécessitent ressources et moyens adéquats pour qu’ils puissent se dérouler convenablement. De plus, notre étude fait valoir l’importance d’une communication et d’une mobilisation efficaces et appropriées aux circonstances pour parvenir à cet objectif. This study aims to find out the dynamics operating in invisibilisation and visibilisation processes concerning a given category of persons, such as migrants in contemporary societies. Both invisibilisation processes and visibilisation processes may have contradictory effects. Both may take place in different spaces. Furthermore, they may circulate across different spaces. Invisibility and visibility can thus be social, statistical, geographical, mediatic, political, juridical, etc. Invisibility and visibility may be negatively experienced by migrants, in different spaces. By analysing an “extraordinary” initiative designed by the “Roman laboratory” to address the problem of invisibility or visibility suffered by migrants, we show 1) how migrants can make themselves visible as they would like to be, through actions making them representable by participation, 2) how they can participate in operations producing visibility as fundamental actors of their representation. Several points emerge from our analysis. In particular, this study tends to demonstrate that visibilisation and representation are strongly linked to each other. This study shows how it is possible to contribute to producing your visibility by participating in representation processes fostering your visibility. These processes require proper means and resources, in order that they can take place correctly. Moreover, this study highlights the importance of effective communication and involvement, appropriate to circumstances, so as to achieve this aim. </description>
      <pubDate>mar., 04 nov. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Présentation du dossier</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=913</link>
      <description>« J’existe ». Depuis quelques années, ce tag fleurit dans l’Europe francophone. Il est présent sur les ponts ferroviaires, sur les luminaires des rues, au-dessus des autoroutes. Cet énoncé exprime une demande de visibilité, qui pour Honneth (2005 : en ligne) « désigne bien plus que la perceptibilité parce qu’elle amorce une capacité d’identification individuelle élémentaire ». Ce numéro aborde la manière dont les sciences humaines et sociales se saisissent de la question, en partant du constat que la visibilité est un lien relationnel entre deux individus ou deux groupes par rapport à une norme (Goffman, 1975) et donc « une partie intégrante de leur réalité sociale » (Bourdieu, 1979). Inversement, l’invisibilité1 est un signe de faiblesse ou d’humilité, tendant dans notre société à « signifier l’insignifiant et, au-delà, l’inexistant » (Aubert, Haroche, 2011). Si les sociétés contemporaines sont « une masse migrante par essence » (Chassin, Kprsakoff, Maugier-Vielpeau, 2020), les migrants restent un des groupes sociaux les plus vulnérables. Ils constituent une population « silencieuse » (Beaud, Pialoux, 1999) en « insécurité culturelle » (Bouvet 2015), tantôt invisible, tantôt « hyper-invisible » (Dalibert et Doytcheva, 2014). Pour Honneth (2005), les mécanismes de l’invisibilité des migrants se basent sur la non-reconnaissance de la valeur sociale des individus. Parmi les multiples mécanismes de mise en invisibilité des migrants, on peut mentionner avec Morokvasic (2015) leur</description>
      <pubDate>lun., 03 nov. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Des mots qui divisent : répertoires et enjeux de la visibilisation et de l’(in)visibilisation des migrants climatiques en contexte parlementaire (2006-2019)</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=917</link>
      <description>Au cours des cinquante dernières années, les populations se déplaçant en raison de la dégradation de leur environnement ont été désignées par une pléthore d'appellations, comprenant notamment les termes de migrants climatiques, de réfugiés climatiques ou encore de déplacés environnementaux, parmi d'autres. Cette diversité lexicale reflète une controverse persistante, notamment dans les enceintes parlementaires, où émergent des catégories alternatives destinées à décrire ces populations. Ces désignations témoignant des dynamiques linguistiques et politiques entourant la relation entre environnement et migration, nous nous proposons de les étudier pour mettre en évidence les tendances et associations qui s’en dégagent, ainsi que les stratégies de visibilisation ou d’invisibilisation déployées par les acteurs politiques. À travers une méthodologie mixte alliant la linguistique de corpus et l'analyse du discours, notre étude s'appuie sur un corpus de 456 636 mots issus des débats parlementaires (et des documents produits en amont des délibérations) français et belges sur la période allant de 2006 à 2019. En examinant ces discours en interaction, nous cherchons à apporter un éclairage sur les stratégies discursives adoptées par le législateur, ainsi que sur les tensions sociopolitiques, les biais et les enjeux idéologiques sous-jacents à la rhétorique parlementaire qui sous-tendent la fabrique de ces catégories. Cette étude ambitionne de contribuer à une meilleure compréhension des processus linguistiques et politiques à l’œuvre dans la construction des catégories liées aux migrations environnementales. Over the past fifty years, populations displaced by environmental degradation have been described by a wide range of terms, including climate migrants, climate refugees and environmental displaced persons, among others. This lexical diversity highlights a persistent debate, particularly in parliamentary forums, where alternative categories have emerged to describe these populations, reflect the linguistic and political dynamics that shape the relationship between environmental change and migration. This article examines the trends and associations underlying these designations, as well as the visibilization or invisibilization strategies employed by political actors. Adopting a mixed-methods approach that combines corpus linguistics and discourse analysis, our study draws on a dataset of 456,636 words extracted from French and Belgian parliamentary debates (and preparatory documents) spanning the period 2006 to 2019. By examining these interacting discourses, we aim to uncover the discursive strategies adopted by legislators, as well as the socio-political tensions, biases and ideological stakes embedded within parliamentary rhetoric. This study seeks to illuminate how language and politics intersect to construct categories related to environmental migration. </description>
      <pubDate>lun., 03 nov. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Visibilité/invisibilité des migrants</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=988</link>
      <description>« Les personnes migrantes sont médiatisées comme des figures de passage, déconnectées de toute reconnaissance sociale ou professionnelle, et donc rarement perçues comme des sujets de droit. » Lise Jacquez. La question de la visibilité et de l’invisibilité des personnes migrantes au sein des sociétés contemporaines est un sujet qui préoccupe de nombreux chercheurs du laboratoire Communication et Sociétés de l’Université Clermont Auvergne. Pour ce numéro de K@iros, nous avons interviewé Cécilia Brassier-Rodrigues, Maîtresse de conférences HDR en SIC, directrice adjointe du laboratoire de recherche Communication et Sociétés qui aborde ces questions sous l’angle de la visibilité par l’action, et Lise Jacquez, Maîtresse de conférences en SIC et responsable du BUT Information-Communication parcours Journalisme à Vichy, dont les travaux portent principalement sur la médiatisation des personnes étrangères en France. Comment vos travaux articulent-ils les questions de visibilité et d’invisibilité des migrants ? CB : Je travaille sur des questions liées à l’accueil et à l’intégration du public en exil depuis 2018, non seulement sur le plan scientifique, mais également en tant que chargée de mission de la politique d’intégration universitaire des réfugiés depuis 2019. À cette époque, à la faveur du projet européen coLAB, financé par le programme DISCO du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne, j’ai participé à une action qui a permis à des personnes réfugiées d’enseigner à l’unive</description>
      <pubDate>mar., 28 oct. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>La visibilité militaire de « l’Autre » migrant dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=960</link>
      <description>La guerre constitue un tournant majeur, une crise qui, d’une part, accélère les mutations sociétales en cours et met en lumière les dynamiques sous-jacentes des acteurs sociaux, et qui, d’autre part, marque une rupture avec les stratégies habituelles des acteurs dans les sociétés modernes. Dans le contexte du conflit entre la Russie et l’Ukraine, cette recherche examine les logiques, modalités et stratégies de visibilité des migrants en Russie, à travers l’analyse des publications de 23 chaînes médiatiques pro-pouvoir (dites « Z-chaînes » en référence au symbole militaire russe) sur Telegram. Nous formulons l’hypothèse que cette visibilité des migrants, que nous qualifions de « visibilité militaire », représente une étape clé dans la construction de l’identité postsoviétique. La reconnaissance et la mise en visibilité – marquées mais clairement temporaires – des migrants en période de guerre, tout en s’accompagnant de formes de rejet, interrogent les routines établies de la visibilité sociale. L’étude de trois figures stéréotypées des migrants sur Telegram illustre comment le modèle russe de coexistence d’espaces publics multiples permet aux autorités de moduler l’injonction à la visibilité selon les enjeux sociétaux et les stratégies politiques. In the context of the war between Russia and Ukraine, this research examines the logics, modalities, and strategies of visibility of migrants within Russian society through an analysis of the publications of 23 pro-government Russian media channels (Z-channels) on the instant messaging platform Telegram. The war represents a major turning point, a crisis that, on one hand, accelerates ongoing societal changes and reveals the underlying dynamics of social actors, while, on the other hand, marking a rupture with the usual strategies of actors in modern societies. We hypothesize that this visibility of migrants, which we qualify as 'military visibility,' constitutes a crucial step in the construction of post-Soviet identity. The seemingly contradictory logic of the (apparently temporary) recognition of migrants in post-Soviet society during wartime, while simultaneously accompanied by their rejection and stigmatization, calls into question established visibility routines. The study of the construction of three stereotypical figures of migrants on Telegram illustrates how the model of coexistence of multiple public spaces (dominant and parallel) allows authorities to promote an injunction to visibility around societal issues, depending on the appropriate strategies and tactics. </description>
      <pubDate>jeu., 23 oct. 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Visibiliser, cristalliser, dénoncer : Lampedusa dans le Figaro, une approche discursive</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=971</link>
      <description>Nous nous proposons d’interroger les constructions discursives, prédiscursives et interdiscursives de la figure du migrant lors de la « crise de Lampedusa ». Cet événement survenu en septembre 2023, avec l’arrivée de 11 000 migrants sur les côtes italiennes et 2 500 personnes disparues en mer, a fait l’objet d’un traitement médiatique important. Nous nous intéressons aux discours de l’hebdomadaire Le Figaro, journal français positionné comme libéral conservateur, et en particulier aux discours publiés dans et par le site en ligne lefigaro.fr. Il s’agit de montrer que derrière ces représentations convergentes contre les migrants émerge un macro-discours de dénonciation politique qui laisse entrevoir un discours fondamentalement décliniste. Les cristallisations représentationnelles vi/lisibles reflètent alors des crispations sociopolitiques qui autorisent la mobilisation d’un imaginaire de désordre civilisationnel chez les lecteurs. “Lampedusa has become a nightmare for the authorities,” “we are facing a civilizational challenge”… This paper aims to examine the discursive, pre-discursive, and interdiscursive constructions of the migrant figure during the so-called “Lampedusa crisis.” This event, which occurred in September 2023 with the arrival of 11,000 migrants on the Italian coasts and 2,500 people missing at sea, received significant media coverage. Our focus will be on the discourse produced by Le Figaro, a French weekly newspaper with a liberal-conservative orientation, and more specifically on the texts published on its online platform, lefigaro.fr. We will show that behind these convergent representations opposing migrants emerges a macro-discourse of political denunciation that reveals a fundamentally declinist rhetoric. The visible and legible representational crystallizations thus reflect tangible socio-political tensions, while the use of contextual references enables certain speakers to mobilize an imaginary of civilizational disorder. </description>
      <pubDate>mer., 22 oct. 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La médiatisation des discours politiques sur la migration invisibilise-t-elle les étrangers dits « méritants » ?</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=933</link>
      <description>Cet article étudie comment la surreprésentation médiatique des étrangers jugés « peu méritants » invisibilise les étrangers perçus comme « méritants » (Holmes &amp; Castañeda, 2016 : 13) durant la crise migratoire de 2015-2017. Une récente recherche atteste que les acteurs politiques non seulement dominent les médias d’information sur les thématiques migratoires, mais aussi que ce sont eux qui utilisent le plus de dénominations négativement connotées et que c’est via leur circulation dans les médias que ces dernières entrent dans le discours commun (Mistiaen, 2025). Partant de cette affirmation, nous étudions, à l’aide de l’analyse de discours et de la linguistique de corpus, le discours rapporté des responsables politiques dans le discours médiatique belge de mars 2015 à juillet 2017 afin de comprendre en quoi la médiatisation des étrangers jugés peu méritants domine le discours et contribue à invisibiliser ceux perçus comme méritants. Ce focus sur les étrangers jugés « peu méritants » se manifeste notamment par une surmédiatisation des menaces qu’ils représentent, occultant les récits positifs d’intégration. L’analyse révèle que cette dichotomie en entraine une autre : la division des acteurs politiques qui soutiennent cette opposition et ceux qui refusent tout simplement l’arrivée d’étrangers, peu importe le motif. This article examines how the media’s over-representation of foreigners deemed “undeserving” has rendered “deserving” foreigners (Holmes &amp; Castañeda, 2016: 13) invisible during the 2015-2017 migration crisis. Recent research shows that not only do political actors dominate the news coverage of migration issues, but they are also the ones who use the most negatively connoted terms, and that it is through their circulation in the media that these terms enter lay discourses (Mistiaen, 2025). Based on this assertion, using discourse analysis and corpus linguistics, we analysed the reported speech of politicians in Belgian media discourse from March 2015 to July 2017 in order to understand how the mediatisation of foreigners deemed “undeserving” dominates media discourse and contributes to the invisibilisation of “deserving” foreigners. This focus on the foreigners deemed “undeserving” leads to the over-mediatisation of the threats they represent, overshadowing positive stories of integration. The analysis further reveals a secondary dichotomy: between politicians who endorse this distinction and those who reject the arrival of foreigners altogether, regardless of the reason. </description>
      <pubDate>lun., 20 oct. 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Voix et reconnaissance dans des médias spécialisés dans la migration : moyens et limites de la participation des personnes réfugiées</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=946</link>
      <description>Cet article analyse la manière dont les personnes réfugiées sont impliquées dans la production de l’information dans quatre médias créés par et/ou pour eux en France, et comment leur participation dans ces médias se traduit par de nouvelles façons de représenter les « migrants » et la migration. Nous étudions les médias en ligne l’Œil de la Maison des journalistes, Tido, Infomigrants et Guiti News. À partir de 24 entretiens semi-directifs réalisés auprès de participants réfugiés et français des quatre médias mentionnés, ainsi que de l’observation participante réalisée dans Tido et Guiti News, nous étudions les conditions dans lesquelles les personnes réfugiées sont intégrées dans le processus éditorial et leur contribution concrète à la construction de nouvelles représentations à l’égard d’eux-mêmes. En parallèle, nous réalisons une analyse de 238 textes publiés dans ces quatre médias pour identifier dans quelle mesure ils mobilisent des sources d’information provenant de réfugiés. Notre analyse permet d’observer que les médias étudiés reconnaissent les réfugiés comme des sujets capables et légitimes pour parler de la migration, pour « se raconter », pour exprimer leurs désirs, frustrations et besoins. Nous observons que l’exercice de la « voix comme récit » – dans la définition de Nick Couldry (2010) – est plus présent dans l’Œil de la MDJ, Guiti News et Tido, trois médias qui ont tendance à consulter davantage les réfugiés en tant que source d’information, car ils fonctionnent à partir d’un modèle de collaboration bénévole. Nous identifions également des relations d’amitié, de travail et de solidarité qui permettent aux participants réfugiés de se sentir en confiance pour prendre la parole et raconter leur récit. This article examines the involvement of refugees in the production of content across four media outlets in France that are created by and/or for them, and how their participation contributes to new representations of “migrants” and migration. We analyze the online platforms L’Œil de la Maison des Journalistes, Tido, InfoMigrants, and Guiti News.Drawing on 24 semi-structured interviews with both refugee and French participants from these four media outlets, as well as participant observations conducted at Tido and Guiti News, we explore the conditions under which refugees are integrated into editorial processes and their tangible contributions to constructing new self-representations. Additionally, we analyze 238 published texts to assess the extent to which these media platforms incorporate refugee voices as sources of information.Our findings indicate that the media outlets studied recognize refugees as competent and legitimate voices on the subject of migration – individuals capable of "telling their stories”, expressing their desires, frustrations, and needs. Through direct or indirect participation in content production, refugees contribute alternative representations of exile and of themselves, shaped by personal narratives and diverse worldviews.We observe that the concept of "voice as a process," as defined by Nick Couldry (2010), is particularly evident in L’Œil de la Maison des Journalistes, Tido, and Guiti News. These three platforms engage more frequently with refugees as sources and more actively involve them in content creation, largely due to their reliance on voluntary collaboration. We also identify networks of friendship, professional engagement, and solidarity that foster a supportive environment in which refugee participants feel empowered to express themselves. </description>
      <pubDate>lun., 20 oct. 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Architecture et oubli</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=284</link>
      <description>Écrivain et critique d’art anglais du xixe siècle, John Ruskin est l’auteur en 1849 des Sept lampes de l’architecture. Cet ouvrage théorique se propose de définir les traits fondamentaux de l’architecture. L’un des sept chapitres de cet ouvrage, « la sixième lampe », est consacré à la question du souvenir et de son lien avec l’architecture. Ce propos qui a pour point de départ le terme d’oubli est abordé par son antonyme : le souvenir. Le souvenir se substitue à l’oubli dans une approche dynamique qui écarte tout recours à la nostalgie ou au jugement de valeur sur des faits passés. Cette réflexion sur le souvenir conduit Ruskin à assigner à l’architecture une finalité mémorielle sans que celle-ci soit liée à la notion de commémoration inhérente aux monuments destinés à cet effet. Bien au contraire, c’est la question de la signification en architecture qui est soulevée par cet attribut et qui interpelle concomitamment le sens profond de la création des espaces et de leurs usages. Enfin, la réflexion de Ruskin contribue également à questionner la permanence de l’architecture. Le souvenir est une notion qui l’autorise à poser la question du temps et de la représentation de sa durée à travers la réalisation des espaces concrets. Par cette considération singulière, il souligne que l’architecture permet à l’homme de s’inscrire dans l’espace et le temps à partir d’objets architecturaux qui sont les témoins de l’habiter et de l’édifier. Dès lors, l’architecture pourrait peut-être, par ce processus, devenir archive édifiée, support d’une mémoire partielle et partiale, inscrite dans une dynamique et une dialectique d’effacement des traces et de conservation des strates. Writer and English fine arts critic of the 19th century, John Ruskin is the author in 1849 of The seven lamps of architecture. This theoretical work tries to define the fundamentals of architecture. One of the seven chapters of this book, “the sixth lamp”, is dedicated to the memory and those links with architecture. This development is based on forgetting but this question is treated by the way with the antonym: the memory. In a dynamic approach where nostalgia and value judgment are ruled out, memory is developed by the substitution of forgetting. This thinking on the memory obliged Ruskin to attribute to architecture a memory finality that differs from the commemoration aim of the monument. In fact with this term, Ruskin asks the question of the meaning of architecture and calls out to the sense of the space’s creation and uses. Those reflexions contribute to put the question of the architecture’s permanency. The term of memory offers to him the opportunity to examine the notion of time and the period’s representation by building concrete spaces. With this singular consideration, he shows that architecture offers to the man the possibilty to come within through the space and the time with architectural objects which are the evidences of living and building. Architecture would becoming with this approach a kind of building’s archives, that will support the partial and biased memory, in a dynamic and dialectic way between erasing the tracks and the conservation of the stratums. </description>
      <pubDate>mar., 26 mars 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Comité de lecture du numéro</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/kairos/index.php?id=876</link>
      <description>Viviane Alary, Université Clermont Auvergne Christophe Bardin, Université Jean Monnet Karine Berthelot-Guiet, Université de Paris-Sorbonne Anne Beyaert Geslin, Université Bordeaux Montaigne Gilles Deléris, Directeur de la création BDDP Dominique Desjeux, Université de Paris Ludovic Duhem, ESAD Valenciennes Axel Gasquet, Université Clermont Auvergne Benoit Helbrunn, ESCP Europe Jean-Noël Kapferer, HEC Paris Olivia Salmon-Monviala, Université Clermont Auvergne Ludovic Viallet, Université Clermont Auvergne </description>
      <pubDate>ven., 09 févr. 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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