Ligne éditoriale

Depuis le rapport Brundtland, le concept de développement durable a initié un certain nombre de travaux dans le domaine de l’économie, de l’écologie, de la sociologie, de la gestion, de la géographie, de l’histoire… Différents chercheurs ont ainsi apporté leur regard et leur contribution afin de définir un ensemble de problématiques, proposer des apports méthodologiques et apporter des réponses aux enjeux sociétaux. Au début des années 1990, Lester Brown précisait que le développement durable devait reposer sur « une utilisation modérée des ressources non renouvelables, un usage des ressources renouvelables respectant leur capacité de reproduction et une stricte limitation des rejets et déchets à ce qui peut être recyclé par les processus naturels. » (1992, p. XIX). Cette définition appelle à de profonds changements dans nos sociétés, en particulier en ce qui concerne leurs modes de production et de consommation. Toutefois, elle présente une vision très réductrice du développement durable. En limitant nos réflexions aux questions économico-environnementales, nous ne sommes pas capables d’aborder la société dans sa complexité. Nos réponses sont ainsi ou trop partielles ou trop confinées dans les disciplines.

La Revue Francophone du Développement Durable souhaite encourager les papiers de recherche s’orientant dans les quatre directions suivantes :

  • Une analyse des représentations Nord-Sud du développement durable : ces travaux doivent s’inscrire dans l’espace francophone (AUF), souligner les différences structurelles en matière de développement durable. Le comité de rédaction accordera une attention particulière aux travaux abordant la dimension culturelle du développement durable.
  • Une approche interdisciplinaire : les travaux ne doivent pas se contenter d’aborder une dimension du développement durable, il s’agit de mobiliser toutes les disciplines pour travailler dans la complexité et dans une logique d’analyse systémique. Le comité de rédaction encourage les travaux portant sur les piliers du développement durable (économique, environnemental, social et culturel) mais également sur les différents principes d’action (solidarité, subsidiarité, participation).
  • Une ouverture vers l’éducation au développement durable : l’EDD est un champ éducatif qui mobilise les disciplines pour étudier des enjeux de société (questions socialement vives). Elle s’appuie sur un ensemble de compétences et oblige à réfléchir sur les valeurs et les représentations du développement durable (aspects cognitifs et émotionnels de chacun).
  • La revue souhaite également accorder une place aux fiches de lecture et aux analyses d’ouvrage évoquant la question du développement durable.

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