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    <title>sociopoetics</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1041</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Exil AfroQueer : le refuge de James Baldwin en France comme espace de réinvention littéraire et sociale</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2549</link>
      <description>Cet article explore l’expérience migratoire de James Baldwin à Paris à travers la sociopoétique des migrations, en analysant comment son exil, à la fois présent et hérité, a façonné sa perspective littéraire, sociale et identitaire. En tant qu’homme noir et queer, Baldwin trouve en France un espace de liberté où il peut interroger la race, la sexualité et l’oppression, à distance de la pression directe de la société nord-américaine. Cependant, sa migration ne se limite pas à un déplacement physique : elle constitue un exil intérieur, nourrissant une tension entre attachement et rejet des États-Unis. S’il voit la France comme un refuge littéraire, il n’en ignore pas le racisme structurel hérité du passé colonial. L’article montre comment Baldwin transforme les émotions de l’exil en moteur créatif et en outil critique face à la marginalisation. This article explores James Baldwin’s migratory experience in Paris through the lens of the sociopoetics of migration, analyzing how his exile, both present and inherited, shaped his literary, social, and identity perspectives. As a Black and Queer man, Baldwin found in France a space of freedom where he could question race, sexuality, and oppression, distanced from the direct pressures of North American society. However, his migration was not merely a physical displacement; it also constituted an inner exile, fostering a constant tension between attachment and rejection of the United States. While he regarded France as a literary refuge, he did not idealize it, becoming aware of structural racism inherited from the country’s colonial past and developing a deep empathy for other migrant populations. The article examines how Baldwin transformed the emotions of exile – such as solitude, frustration, and nostalgia – into a creative force and a critical tool against marginalization. </description>
      <pubDate>mer., 19 nov. 2025 11:01:25 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 déc. 2025 17:08:37 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Analyse sociopoétique du séisme chez Nina Bouraoui</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2302</link>
      <description>Le roman de Nina Bouraoui intitulé Le Jour du séisme peut être considéré comme un témoignage littéraire d’une catastrophe naturelle, à savoir le tremblement de terre. Survenu le 10 octobre 1980, le séisme d’El Asnam en Algérie est étudié pour sa violence avec une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter. L’écrivaine franco-algérienne ne manque pas de donner une dynamique romanesque à cet événement marquant son histoire personnelle. Dans son texte, elle fait usage d’une écriture dans laquelle le lecteur ressent les secousses sismiques. Autrement dit, les ressources lexicales envisagées par Nina Bouraoui confèrent à son roman paru en 1999 une esthétique sismographique qu’il convient d’analyser au prisme des outils théoriques de la sociopoétique. Ce champ, promu par Alain Montandon et aujourd’hui déclassifié pour des raisons pluridisciplinaires, offre le canal d’étude du roman à la lumière de ses représentations tant sociales qu’imaginaires. À ce propos, Nina Bouraoui a su faire profiter à la réception de son texte des effets de style contenus dans des stratégies textuelles de représentation du trauma, de l’enfance, de la mobilité et de l’identité en crise. Nina Bouraoui’s novel entitled The Day of the Earthquake can be seen as a literary testimony to a natural disaster, namely the earthquake. Occurring on October 10, 1980, the El Asnam earthquake in Algeria is studied for its violence with a magnitude of 7.3 on the Richter scale. The Franco-Algerian writer does not fail to give a romantic dynamic to this event marking her personal history. In her text, she makes use of a scripture in which the reader feels the seismic tremors. In other words, the lexical resources envisaged by Nina Bouraoui give her novel published in 1999 a seismographic aesthetic that should be analyzed through the prism of the theoretical tools of sociopoetics. This field, promoted by Alain Montandon and now declassified for multidisciplinary reasons, offers the channel for the study of the novel in the light of its representations, both social and imaginary. In this regard, Nina Bouraoui was able to share with the reception of her text the style effects contained in textual strategies for representing trauma, childhood, mobility and identity in crisis. </description>
      <pubDate>mer., 10 sept. 2025 08:58:57 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 29 sept. 2025 15:17:13 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Introduction</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2234</link>
      <description>Ce numéro spécial prolonge une journée d’étude consacrée aux liens entre catastrophes naturelles et littérature, dans une approche sociopoétique. Il interroge la manière dont les œuvres littéraires, à travers les époques et les cultures, accueillent, transmettent et transforment les représentations sociales des catastrophes. Trois perspectives structurent la réflexion : la littérature comme mémoire, comme réservoir de motifs culturels, et comme outil d’analyse. Les articles réunis explorent ainsi les dimensions historiques, politiques, sociales et esthétiques du récit catastrophique, en soulignant le rôle actif de la littérature dans la compréhension collective des crises passées et présentes. This special issue is a continuation of a study day devoted to the links between natural disasters and literature, using a sociopoetic approach. It examines the way in which literary works, across time and culture, accept, transmit and transform social representations of disasters. Three perspectives structure the reflection: literature as memory, as a reservoir of cultural motifs, and as a tool for analysis. The articles explore the historical, political, social and aesthetic dimensions of the catastrophic narrative, highlighting the active role of literature in the collective understanding of past and present crises. </description>
      <pubDate>mar., 26 août 2025 15:54:45 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 29 sept. 2025 14:12:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Entre distance romanesque et actualisation engagée : Reconfigurations du complot de Judas dans L’Évangile du nouveau monde de Maryse Condé</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2182</link>
      <description>Cette étude propose une analyse sociopoétique de la transcription fictionnelle du motif du complot de Judas dans L’Évangile du nouveau monde (2021) de Maryse Condé : elle vise à décrire et interroger les reconfigurations romanesques du mythe complotiste originel dans une œuvre récente de la littérature francophone caribéenne en mesurant les constantes et les variantes qui sous-tendent le palimpseste de la péricope. À cette fin, une mise en regard de la diégèse romanesque avec les strates chronologiques néotestamentaires permet d’exposer les linéaments bibliques qui parcourent le récit complotiste ainsi que d’éclairer les formes, modalités et enjeux des jeux intertextuels auxquels se livre une écrivaine réputée pour ses engagements citoyens. This sociopoetical study analyzes the fictional transcription of the Judas conspiracy motive in Maryse Condé’s L’Évangile du nouveau monde (2021). It aims to describe and question the novelistic reconfigurations of the original conspiracy myth in a recent Francophone Caribbean work, by measuring the constants and variants underlying the palimpsest of the pericope. To this end, a comparison of the novel’s diegesis with the chronological strata of the New Testament reveals the biblical lineaments that run through the conspiracy narrative, and sheds light on the forms, modalities and issues of the intertextual games played by an author renowned for her civic commitment. </description>
      <pubDate>mer., 09 oct. 2024 10:53:14 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 13 nov. 2024 11:18:01 +0100</lastBuildDate>
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      <title>De l’affaire Dreyfus à l’affaire Albertine. Sociopoétique du complot dans À la recherche du temps perdu</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2143</link>
      <description>La France de la Belle Époque est marquée par un climat d’« espionnite » qui voit se multiplier les chasses aux traîtres. Nous voudrions ici montrer comment ce discours social s’infiltre dans À la recherche du temps perdu pour alimenter à la fois un imaginaire et une poétique du complot. Cet imaginaire est d’abord celui des complotistes de salon qui, entre l’affaire Dreyfus et l’affaire Eulenburg, ont fort à faire en la matière. C’est aussi celui du narrateur persuadé d’être au cœur d’une conspiration – mais peut-être s’agit-il plutôt d’un tour que lui joue son imagination – qui transforme le roman en récit de détection aux allures parfois paranoïaques. Gagné à son tour par le soupçon, le lecteur doit lui aussi se transformer en détective, à la recherche de ces traces qui font la trame du récit complotiste. Plus généralement, étudier l’imaginaire proustien du complot permet de mettre au jour un certain nombre d’interactions dans une société qui semble elle aussi entrée dans l’ère du soupçon, atomisée en « petits clans » qui fonctionnent sur le modèle des sociétés secrètes. French Belle Époque is characterized by a spy mania. During this time, fights against traitors are multiplying. In this article, we would like to show how this social discourse gets into Proust’s novel À la recherche du temps perdu and fuels at the same time an imagination and a poetics of the conspiracy. First, this imagination belongs to armchair conspiracists. Between Dreyfus affair and Eulenburg affair they have indeed a lot to do. This imagination belongs then to the narrator, who is convinced that he is at the heart of a conspiracy, which turns the novel into a paranoid detective story. But he is perhaps the victim of a trick played on him by his imagination. Affected in turn by suspicion, the reader must also become a detective, in search of the traces that form the frame of the conspiracy narrative. More generally, the analysis of the Proustian imagination of conspiracy brings to light a number of interactions concerning a society that also seems to have entered the age of suspicion, fragmented into “little clans” that operate on the model of secret societies. </description>
      <pubDate>mer., 25 sept. 2024 11:15:18 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 13 nov. 2024 10:23:37 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Témoignage par l’exemplum : la construction médiévale d’une sociopoétique infernale</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1032</link>
      <description>Résumé : Cette étude propose d’analyser l’amorce de modélisation d’un genre littéraire médiéval, le témoignage édifiant de voyage chrétien en enfer (récits latins monacaux produits entre les vie et xiiie siècles qui retracent des voyages réalisés dans l’au-delà infernal). Après avoir relevé la dimension pragmatique qui a entouré la production de ces récits imaginaires, je me penche sur la formulation dialectique et la construction narrative sérielle proposées par Grégoire le Grand au Livre IV de son Dialogus 1et qui ont servi à la mise en place d’une sociopoétique infernale. Les auteurs, lors d’adaptations, ont pu ainsi mettre en parallèle de l’inaccessible enfer divin, un enfer matériel, théâtralisé et graphique, une vérité interprétée, et ont composé une littérature d’une incroyable créativité dont les descriptions troublantes se sont ancrées dans l’inconscient collectif. Abstract: This paper analyzes the incipit of a medieval discursif genre that I have identified and refer to as the edifying testimonies of medieval Christian voyages to Hell. It is comprised of a collection of monachal texts adapted between the sixth and the thirteenth centuries, whose main unifying characteristic resides in their relation of soul travelers’ journeys to the hereafter. I begin by presenting the pragmatic dimension of the genre’s inception, as well as the lack of norms, which fostered it. I then examine the dialectic formulation and the serial narrative construction of an infernal sociopoétic. The authors set, in parallel with the divine and inaccessible hell, a physical theatrical hell, an interpretation of a truth, and revealed an amazingly creative literature which disturbing accounts became ingrained in the collective psyche. </description>
      <pubDate>mer., 27 nov. 2019 12:55:54 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 12 juin 2023 09:58:39 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Une sociopoétique des stations-service</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1567</link>
      <description>Résumé : Cet article propose une lecture sociopoétique des stations-service à partir d’un corpus de représentations culturelles américaines et françaises. Une analyse d’œuvres littéraires (de Cormac Mc Carthy, de Shirley Ann Grau et d’Alexandre Labruffe) et graphiques (des œuvres d’Edward Hopper, Walker Evans et Ed Ruscha) fait émerger la complexité de ces relais modernes. Non-lieu à priori banal en surface, la station-service apparaît, malgré tout, comme un espace de vitalité. Elle est au service de notre imaginaire, un lieu des possibles : temple de la modernité triomphante, zone de transit, scène de théâtre, entrepôt de nos fantasmes de prendre le large et de nos mauvais rêves de fin du monde. Abstract: This article proposes a sociopoetic reading of gas stations based on a corpus of American and French cultural representations. An analysis of literary works (by Cormac McCarthy, Shirley Ann Grau and Alexandre Labruffe) and artworks (by Edward Hopper, Walker Evans and Ed Ruscha) reveals the complexity of these modern stopping points.  What could be considered initially as a perfectly ordinary &quot;non-place&quot;, the gas station emerges, as it turns out, as a space of vitality. It feeds our imagination. It is a place of different possibilities: temple of triumphant modernity, transit zone, theater, site of our fantasies of adventure and of our of the end-of-world catastrophes. </description>
      <pubDate>ven., 14 oct. 2022 19:06:58 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 05 nov. 2022 17:27:00 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Représentation du handicap et changement de paradigme dans deux romans canadiens contemporains</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1401</link>
      <description>Résumé : Nous proposons, grâce à une analyse sociopoétique, de mettre en lumière les représentations que les différents personnages se font du handicap dans deux romans canadiens contemporains. Nous présentons une étude des procédures poétiques utilisées, des recours de la création et de la production artistique, pour renverser les préjugés qui déshumanisent les personnages handicapés. En effet, dans les deux romans analysés, soit Homme invisible à la fenêtre de Monique Proulx (1993) et Un jour ils entendront mes silences de Marie-Josée Martin (2012), le discours littéraire est le lieu d’une remise en question radicale de la perception du handicap, de la déshumanisation, de la médicalisation du handicap et des rapports entre « capacité » et « incapacité ». Abstract : We propose, in this article, to use a sociopoetic approach, in order to identify the representations of disability through various characters in two contemporary French-Canadian novels. We have studied the poetical processes at work, and especially how the authors use artistic creation and production, in order to question and overturn the existing prejudices dehumanizing people with disabilities. In both novels, Homme invisible à la fenêtre by Monique Proulx (1993) and Un jour ils entendront mes silences by Marie-Josée Martin (2012), the literary discourse constitutes a radical questioning of how disability is perceived, of how and why people with disabilities are being dehumanized, medicalised, and of our understanding of what constitutes “able” and “disabled”. </description>
      <pubDate>lun., 11 oct. 2021 18:42:51 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 21 oct. 2021 16:34:44 +0200</lastBuildDate>
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