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    <title>Blindness</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1334</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Refuser d’être l’aveugle des autres</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1361</link>
      <description>Résumé : Cet article a pour but d’explorer d’un point de vue sociopoétique l’écriture autobiographique de personnes aveugles, sourdes-aveugles ou malvoyantes, en s’appuyant sur l’idée suivante : chez les auteurs étudiés, le texte à la première personne est le lieu du refus et de la déconstruction de l’image de la cécité partagée par les personnes voyantes. Ce geste littéraire, d’où émerge la construction d’un contre-discours qui peut aller jusqu’à la subversion, permet à l’auteur de se réapproprier sa cécité au-delà de l’imaginaire, des mythes et des fantaisies engendrés par ce qui est d’ordinaire considéré et décrit comme une déficience et une privation. Bien plus, en s’attardant sur la notion fondamentale de « préjugé de la cécité » développée par l’intellectuel aveugle français Pierre Villey, l’article s’attache à montrer que ces représentations sociales collectives et cet imaginaire commun sont tenaces et solidement ancrés dans la culture et la littérature : ils s’avèrent être un archétype difficile à éviter qui habite les textes autobiographiques et qui se manifeste sous forme d’associations stéréotypées, mais qui est rapidement déconstruit et dépassé par l’écriture de l’autobiographe, laissant alors la place à une représentation de la cécité vécue de l’intérieur et nourrie de l’expérience individuelle du quotidien. L’article défend ainsi que l’espace et la textualité autobiographique sont dotés d’une puissance discursive dont l’auteur peut user à son gré pour désarmer les stéréotypes et métamorphoser les représentations collectives et sociales de la personne aveugle et de la cécité. Abstract : This paper aims at exploring the autobiographical writing of blind, deaf-blind or partially sighted people from a sociopoetical perspective. It contends the following idea: for the authors to be considered, the first-person text opens up a space which allows them to refuse and deconstruct the conception of blindness shared by sighted persons. This literary process, from which the construction of a counter-discourse that can even go as far as subversion emerges, gives the author the opportunity to reappropriate his or her blindness beyond the imaginary, the myths and the fancies deriving from what is commonly understood and depicted as an impairment and a deprivation. Focusing on the fundamental concept of “préjugé de la cécité” (“prejudice of blindness”) developed by the French blind intellectual Pierre Villey, the article shall furthermore demonstrate that this common imaginary and these collective social representations are deeply rooted in culture and literature: They turn out to be an archetype one cannot easily avoid, inhabiting autobiographical texts and taking the form of stereotyped associations. This archetype is nevertheless swiftly challenged and deconstructed by the autobiographer’s writing, therefore leaving room for a representation of blindness from an internal point of view, based on individual experience and nurtured by everyday life. This paper thus argues that autobiographical space and textuality display a discursive power that the author can use as he or she wishes, in order to dismantle stereotypes and transform collective and social representations of blind people and blindness. </description>
      <pubDate>mer., 06 oct. 2021 16:49:55 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 20 oct. 2021 11:11:30 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les aveugles dans l’œuvre de Descartes</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1327</link>
      <description>Résumé : Cet article interroge la conception cartésienne des aveugles et de la cécité à l’aune des représentations sociales que le philosophe a mises à distance en même temps que requalifiées. Il montre d’abord que Descartes procède à une rationalisation de la représentation de l’« aveugle voyant » : le philosophe attribue aux personnes qui ne voient pas une forme de vision qui, à la différence du pouvoir de divination que les anciens Grecs octroyaient à certains, mais aussi du « regard intérieur » typique de la mystique de l’Âge classique, n’est aucunement surnaturelle. Descartes contribue ainsi à défaire certains des principaux préjugés qui nuisent aux personnes aveugles. L’article établit ensuite que cette rationalisation exclut cependant ces personnes du savoir que Descartes place en elles : celui, paradoxal, du processus d’élaboration de la vision. Il souligne enfin qu’en valorisant le sens de la vue comme peut-être aucun philosophe ne l’avait fait avant lui, Descartes rationalise aussi la représentation, prioritairement médiévale, de l’« aveugle ignorant ». La conclusion de l’article est la suivante : cette double rationalisation produit l’idée ambivalente que beaucoup se font encore de la cécité, à savoir une déficience très faiblement compensée par une capacité à voir autrement que par les yeux. En réhabilitant le toucher, le siècle des Lumières en produira quant à lui une conception à la fois rationnelle et nullement privative. Abstract: This paper examines Descartes’s conception of the blind and blindness in the light of the social representations that the philosopher both distanced and requalified. It first shows that Descartes rationalises the representation of the ‘blind seer’: the philosopher attributes to people who cannot see a form of vision which, unlike the power of divination that the ancient Greeks attributed to certain people, but also the ‘inner gaze’ typical of the mysticism of the Classical Age, is not in any way supernatural. Descartes thus helps to undo some of the main prejudices that plague blind people. The article goes on to establish that this rationalisation excludes these people from the knowledge that Descartes places in them: the paradoxical knowledge of the process of vision. Finally, it points out that by valuing the sense of sight in a way that perhaps no philosopher had done before him, Descartes also rationalises the predominantly medieval representation of the ‘blind ignorant’. The conclusion of the paper is as follows: this double rationalisation produces the ambivalent idea that many people still have of blindness, namely a deficiency that is very poorly compensated for by an ability to see other than with the eyes. By rehabilitating touch, the Enlightenment produced a conception of it that was both rational and in no way deprived. </description>
      <pubDate>lun., 04 oct. 2021 12:09:53 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 19 oct. 2021 15:19:47 +0200</lastBuildDate>
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