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    <title>history</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1504</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La Peste relue à l’heure du Covid-19. Comment le pessimisme de Camus aurait-il appréhendé notre après-pandémie ?</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2340</link>
      <description>Quand le langage commun parle de « la marche de l’histoire », il appréhende en perspective l’image d’une échelle graduée tendue entre un point de départ et un point d’arrivée. Il est d’ailleurs apparent que le narratif de l’histoire enseignée emprunte ce modèle typique du récit racontant propre à la tradition aristotélicienne. Aussi se forment une dissonance cognitive chaque fois que des bornes du passé se retrouvent sur l’autoroute du présent, et un écart esthétique chaque fois que la linéarité d’un récit se désagrège. La Peste de Camus s’inscrit dans ce double écart, d’une part en confrontant une ville aux vieux démons de l’humanité – que la toute puissante médecine avait, semble-t-il, exorcisés –, d’autre part en refusant la si rassurante et bonne vieille conclusion de la dernière page, laissant, au contraire, le doute planer sur la mort des esprits maléfiques. La pandémie de Covid-19 s’est installée en déclenchant une vraie fièvre de relecture dudit roman, non pas seulement du fait de la coïncidence quasi prémonitoire entre certains de ses notables passages et des situations qui sont devenues les images fondamentales du monde confiné. Il y a aussi des choix esthétiques définis qui ont beaucoup influé sur le traitement de la matière par une mise en perspective originale rendant le texte ouvert à plusieurs virtualités connotatives, parmi lesquelles le profond pessimisme de Camus devant les peuples qui oublient les virus. When common parlance speaks of « the march of history », it apprehends in perspective the image of a graduated ladder stretched between a point of departure and a point of arrival. In fact, it’s clear that the narrative of taught history borrows from the typical model of the telling story in the Aristotelian tradition. Cognitive dissonance thus arises whenever milestones from the past find their way onto the highway of the present, and aesthetic deviation whenever the linearity of a narrative breaks down. Camus’s La Peste is part of this double gap, on the one hand by confronting a city with the old demons of humanity – which the all-powerful medicine had, it seems, exorcised – and on the other by refusing the reassuring, good old-fashioned conclusion on the last page, leaving, on the contrary, doubt as to the death of the evil spirits. The COVID-19 pandemic took hold, triggering a veritable fever for rereading the novel, not only because of the almost premonitory coincidence between some of its notable passages and situations that have become the fundamental images of the confined world. There are also definite aesthetic choices that have had a major influence on the treatment of the material, with an original perspective that makes the text open to a number of connotative virtualities, including Camus’s profound pessimism in the face of peoples who forget viruses. </description>
      <pubDate>mar., 16 sept. 2025 14:43:04 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 29 sept. 2025 15:35:43 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les haltes du chemin de Compostelle : géographie hagiographique et construction idéologique</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1488</link>
      <description>Résumé : L’étude des haltes du chemin de Saint-Jacques permet de comprendre comment, pour un homme du Moyen Âge, l’espace est investi de statuts différents et complémentaires. Le concept recouvre tout à la fois, l’espace concret et matériel du cheminement, l’espace politique et institutionnel du temps et de ses princes, et l’espace symbolique des lieux ecclésiologiques qui affirment le pouvoir ici-bas de l’Église. Dans ce cadre prédéfini, s’inscrit l’histoire des sociétés avec ses cités, ses églises, ses sanctuaires, toutes liées à la construction progressive et encore balbutiante d’un état espagnol où la géographie est investie d’une fresque épique : le cinquième Livre du Codex est, certes, un guide pour les pèlerins, mais il leur montre aussi et surtout une voie où la foi est indissociable d’une lutte contre l’Infidèle à laquelle les peuples de France et d’Espagne sont invités à participer sous l’égide de l’empereur Charlemagne et suivant son modèle chevaleresque. Le livre proclame la nécessité de cette unité dans le chapelet des étapes, pertinemment choisies, qui composent le chemin et que parachève le sanctuaire de l’apôtre. Le Guide de Compostelle est aussi un lieu d’expérimentation, celle d’une écriture soucieuse de donner à voir, qu’il s’agisse des créatures humaines étranges qui peuplent les contrées traversées, des miracles des saints dont les vies exemplaires sont rappelées à la mémoire, ou encore des merveilles de l’art sacré. Abstract: The study of the stopovers on the Way of Saint James allows us to understand how, for a man of the Middle Ages, space covers different and complementary statutes. The concept covers, at the same time, the concrete and material space of the journey, the political and institutional space of time and its princes, and the symbolic space of ecclesiological places that affirm the power of the Church here below. Within this predefined framework, the history of societies is inscribed with its cities, its churches, its sanctuaries, all linked to the progressive and still nascent construction of a Spanish state where geography is invested with an epic fresco: the fifth Book of Codex is, certainly, a guide for pilgrims. But it also shows them, and above all, a way in which faith is inseparable from a struggle against the infidel in which the peoples of France and Spain are invited to participate under the aegis of the Emperor Charlemagne and in accordance with his chivalrous model. The book proclaims the need for this unity in the Rosary of the carefully chosen stages which make up the path and which are completed by the Apostle’s Sanctuary. The Guide is also a place of experimentation, that of a writing anxious to give to see, whether it is the strange human creatures that inhabit the lands crossed, the miracles of the saints whose exemplary lives are remembered, or the wonders of sacred art. </description>
      <pubDate>mer., 12 oct. 2022 15:11:00 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 04 nov. 2022 16:32:18 +0100</lastBuildDate>
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