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    <title>Rire du patriarcat : la comédie française des années 1550-1650 au prisme du genre</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=720</link>
    <description>Résumé : Les comédies françaises de la fin du xvie siècle et des débuts du xviie mettent en scène une conquête amoureuse en l’assimilant systématiquement à une conquête guerrière. Un dense tissu métaphorique rapporte la conquête des jeunes filles à celle des villes. La métaphore de la prise de ville, en plus d’être le support narratif des pièces, déploie, sur le plan idéologique, une vision du monde foncièrement misogyne.Après avoir analysé ce schème fondamental, nous envisageons son évolution. En effet, au fur et à mesure qu’avance le xviie siècle, la métaphore du siège urbain tend à se renverser : certaines jeunes premières en viennent parfois à s’affirmer comme des conquérantes. Le théâtre comique voit ainsi sa charge misogyne s’émousser. La Veuve et Le Menteur de Corneille, L’Esprit fort de Claveret ou La Célimène de Rotrou font évoluer les rapports entre les hommes et les femmes dans un sens progressivement plus favorable à ces dernières. La comédie des années 1550-1650 gagne à être envisagée à la lumière des études de genre. Elle met en scène, au début de l’époque moderne, les fondements du système patriarcal, mais aussi les prémices de son ébranlement.  Abstract: French comedies from the late 16th century and early 17th century revolve around games of love-making which are systematically likened to acts of war. A compact web of metaphors draws a parallel between the conquest of maidens and the conquest of cities. This metaphor of the conquest of a city which provides the narrative basis of the plays also displays, at an ideological level, a fundamentally misogynous world view.This study proposes to analyse this fundamental schema and explain the changes it undergoes. Indeed, as we progress through the 17th century, the metaphor of the town siege can be turned around and some of the lead female characters tend to turn into conquerors. The theatre of comedy thus takes the edge off its misogynous side. In Corneille’s La Veuve and Le Menteur, in Claveret’s L’Esprit fort or in Rotrou’s La Célimène the relationships between male and female characters develop in a way that is gradually more favourable the the latter.Gender studies can bring fresh light to the study of French comedy from the 1550s-1660s. This theatre of the beginning of the modern age highlights both the foundations of our patriarchal society and the first signs of its shattering. </description>
    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=71">Numéros en texte intégral</category>
    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=655">Sociopoétique du genre</category>
    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=659">Dossier</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>jeu., 21 nov. 2019 16:16:05 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 09 juin 2023 09:36:16 +0200</lastBuildDate>
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