Malraux en URSS. Notes oubliées

Malraux in the USSR. A Forgotten Notebook

DOI : 10.52497/viatica2260

Résumés

Résumé : De juin à septembre 1934, alors qu’il voyage en URSS avec son épouse Clara, André Malraux prend des notes dans un carnet qui demeurera inédit jusqu’en 2007. Ce carnet évoque nombre de rencontres : Malraux y rapporte des anecdotes et des propos anonymes ; et par ailleurs, il y parle des écrivains, de cinéma et de peinture. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que ce texte fonctionne comme une sorte de matrice ou de laboratoire : s’y ébauchent par exemple des réflexions que Malraux reprendra et approfondira, quelques années plus tard, dans son Esquisse d’une psychologie du cinéma ; ou encore des scènes que l’on retrouvera dans l’œuvre romanesque de l’auteur – de telle façon que le témoignage viatique doit être envisagé dans un continuum d’écriture beaucoup plus vaste.  

Abstract: From June to September 1934, while travelling in the USSR with his wife Clara, André Malraux took notes in a notebook that remained unpublished until 2007. This notebook evokes a number of encounters: Malraux recounts anecdotes and anonymous remarks; and he talks about writers, cinema and painting. What is particularly interesting is that this text functions as a sort of matrix or laboratory: it sketches out, for example, reflections that Malraux will take up and deepen, a few years later, in his Sketch for a Psychology of the Moving Picture; but also scenes that will be developed in the author’s novels – in such a way that viatical testimony must be seen as part of a much broader continuum of writing. 

Index

Mots-clés

Malraux (André), carnet, écriture viatique, URSS, intratextualité

Keywords

Malraux (André), notebook, travel writing, USSR, intratextuality

Texte

L’objet est un carnet broché de dix-huit centimètres sur onze et soixante-dix pages autographes. Ce carnet n’a pas été daté par son auteur, mais il l’a tenu durant son séjour à Moscou, puis ailleurs en Russie, de juin à septembre 1934 ; la rédaction a même sans doute commencé sur le bateau. Ce précieux document fut offert par André Malraux à un libraire, Richard Anacréon, qui tenait rue de Seine, à Paris, la librairie « L’Originale », que beaucoup d’écrivains et de peintres ont fréquentée. Anacréon ayant fait don au musée de Granville de sa très riche collection d’œuvres d’art et d’éditions rares, ce carnet se trouve aujourd’hui au Musée d’art moderne de cette ville.

Le carnet de Malraux est resté longtemps inédit, jusqu’à sa parution en 2007 aux éditions Gallimard. J’en ai transcrit moi-même le contenu autographe, l’ai annoté, et Jean-Yves Tadié a préfacé le volume. Voilà pour une histoire brève de ce document. J’ajoute que Carnet d’URSS a été traduit en italien et en grec, mais curieusement pas en russe, en tout cas pour l’instant.

Les circonstances du voyage de Malraux en Union soviétique à l’été 1934 sont connues : il a été invité à participer au premier Congrès des écrivains soviétiques. N’oublions pas qu’en décembre de l’année précédente, La Condition humaine avait reçu le prix Goncourt : Malraux était devenu célèbre.

Avec son épouse Clara, il embarque à Londres en juin 1934, à bord du Dzerjinski, en compagnie d’Ilya Ehrenbourg, qu’il connaît depuis la fin des années 1920. Le bateau doit les mener à Leningrad. Malraux sera précédé en Russie par une lettre d’Elsa Triolet à sa sœur Lili :

Ces jours-ci, les Ehrenbourg partent avec Malraux, de Londres, par bateau. S’il vous arrive de rencontrer Malraux, pour votre gouverne personnelle, n’entrez pas en relations amicales. Il est mauvais, dangereux1.

C’est un passeport peu amical, mais symptomatique des sentiments qui animeront toujours Elsa Triolet à l’égard de Malraux.

Les pages qu’il écrira durant son séjour ne constituent ni un récit de voyage ni un journal intime ; c’est pour cela que nous les avons intitulées « Carnet ». Celui-ci est fait de notes, de phrases brèves ; le style en est sobre – même lorsque les phrases sont développées – et il ne contient rien de confidentiel. Qu’y trouve-t-on donc ? Je distinguerai quatre domaines : celui des anecdotes ou des propos anonymes ; celui des écrivains ; celui du cinéma ; et celui, plus réduit, de la peinture.

Notre édition s’ouvre sur le récit assez cocasse du transfert de la dépouille de Gogol, depuis le monastère Saint-Daniel jusqu’au cimetière de Novodievitchi, un événement qui eut lieu en 1931. Cette date n’est pas indiquée par Malraux, mais comme il se trouve en Russie trois ans après l’incident, il est très compréhensible que le récit lui en ait été fait, et l’on sent qu’il a dû beaucoup l’amuser.

Plus loin, il a noté à propos de quelqu’un qu’il ne nomme pas : « Il se lève chaque fois qu’il prononce le nom de Tolstoï2 ». Ailleurs, voici des propos entendus ou rapportés tenus par une fillette de six ans : « Autrefois était une époque où les gens habitaient dans les arbres et où il y avait des policiers3 ». Ailleurs encore, une note étrangement brève : « Staline à la parade. Il se retire en arrière pour pouvoir fumer une pipe4 ». Clara Malraux, qui accompagnait son mari, rapportera le même souvenir dans ses mémoires avec beaucoup plus de détails5.

C’est un premier aspect du Carnet : propos entendus, « choses vues », de préférence lorsque ces propos ou ces choses sont cocasses ou « farfelus » (pour reprendre un terme qu’affectionnait Malraux).

Les écrivains. Tout d’abord, Malraux a voyagé avec Ilya Ehrenbourg, dont il rapporte des propos, notamment sur Dostoïevski, qu’Ehrenbourg dit ne pas aimer, mais que Malraux, lui, admire et admirera toute sa vie. Dostoïevski, justement, est souvent nommé et commenté. Malraux écrit par exemple que les communistes « le détestent, assez raisonnablement, et sentent très bien à quel point son univers est opposé au leur. Ils le sentent si bien qu’ils finissent par ne plus comprendre que Dostoïevsky est un très grand poète tragique6 ». Plus loin on voit apparaître Pasternak, avec qui, malheureusement, aucun échange n’est transcrit, mais qui est « manifestement habité par les génies7 ». Malraux rencontre aussi à Moscou un écrivain qui n’est pas russe : l’Allemand Willy Bredel, qui, après l’incendie du Reichstag, avait été déporté au camp de concentration de Fuhlsbüttel. Une fois libéré, il partit pour Prague puis pour Moscou, où Malraux le rencontre donc et entend le récit de sa captivité. Il en note des fragments dans son Carnet et s’en servira dans Le Temps du mépris en les intégrant à son intrigue romanesque.

Le cinéma est sans doute le domaine le plus représenté dans le Carnet. Cela commence par une conversation entre Dovjenko, Malraux et Ehrenbourg où apparaît l’évident intérêt de Malraux pour le cinéma russe. Cette conversation donne aussi l’impression que s’y ébauchent déjà des réflexions que Malraux reprendra et approfondira, quelques années plus tard, dans son Esquisse d’une psychologie du cinéma.

Juste après, il a noté une conversation avec une documentariste anonyme8, conversation à laquelle participent également Ehrenbourg et Léon Moussinac, critique de cinéma à L’Humanité. Plus loin, un petit paragraphe où Malraux parle d’un film de Margarita Barskaya, Les Souliers percés, qui vient d’être réalisé, et du Chemin de la vie de Nikolaï Ekk, sorti trois ans plus tôt. Un interlocuteur (qui n’est pas nommé) lui dit que le film a eu un succès « colossal » et que certains enfants sont allés le voir plusieurs fois. Eisenstein est présent lui aussi dans le Carnet, même si ses conversations avec Malraux ne sont pas rapportées. En revanche, il est question d’une visite chez lui :

Eisenstein : Appartement pur soviétique, une chambre dans un appartement occupé par 7 personnes. Pour lui on sonne 4 fois ; pour le copain à côté, 7 fois. Nous parlons de la séance d’hier à la maison des écrivains9.

Heureusement, dans ses Mémoires, Eisenstein en dira un peu plus sur ses rencontres avec Malraux. On sait ainsi, par exemple, qu’un jour Malraux lui récita le début d’un chapitre de L’Idiot puis un fragment des Karamazov10. Plus loin dans le Carnet, Malraux note :

Eisenstein : Le bataillon des popes en grand costume qui avance dans la nuit avec les crucifix et la musique, les Blancs derrière lui. Les partisans rouges reculent. Reviennent en avant, les descendent. « Avec les barbes blanches, il y avait comme les traces de la neige qui reste11… »

S’agit-il d’un film d’Eisenstein ou d’un projet formulé par lui ? Peut-être d’une scène du Pré Béjine (1935-1937), pour reprendre une suggestion d’Alexandre Stroev ? Toujours est-il que l’écrivain s’en souviendra dans Le Temps du mépris, où l’on pourra voir, un an plus tard, des popes tombés à terre « avec leurs robes d’argent et leurs grandes barbes blanches […] comme la neige qui reste dans le creux des montagnes12 ».

Le quatrième domaine est la peinture, moins présente ici que la littérature et le cinéma. Malraux se rend à la galerie Tretiakov, où, curieusement, il n’est pas frappé par les impressionnantes icônes : « À part Roublev, grand artiste au sens occidental, ce qu’il y a ici de plus efficace est l’œuvre du temps13. » Ce qui le frappe en tout cas, ce sont, sur les « fonds paille », des « grenats profonds comme des vins ». Sur ce point, il ne changera pas d’attitude au fil des années, ne montrant aucune sensibilité particulière à l’art de l’icône, Roublev excepté. En revanche, il a vu des œuvres d’Alexandre Labas et d’Alexandre Tychler, au sujet desquelles il note : « Dès que la peinture est bonne – Labas, Tychler – en profondeur elle rejoint la broderie russe14. » Il revient sur Tychler, qu’il a rencontré et dont les toiles semblent lui plaire : « Des théâtres, des chevaux à chapeaux de paille, des personnages farfelus à toques15. » C’est pourquoi, pour la grande exposition sur Malraux et Le Musée imaginaire qui s’est tenue à Moscou, au musée Pouchkine, en décembre 2016-février 2017, j’avais suggéré à Irina Antonova que soit présentée une toile de Tychler, et l’on a pu voir une des toiles de son Cycle lyrique, datée de 1928 et montrant une sorte de haut panier de paille dans les fenêtres duquel apparaissent des visages d’hommes et de chevaux ; à gauche du panier, une jeune fille coiffée d’un chapeau de paille et portant un parapluie ouvert : un ensemble poétique et assez « farfelu », comme l’avait remarqué Malraux. Voilà pour les quatre domaines principalement représentés dans le Carnet.

En outre, il y a quatre pages (dans l’édition imprimée) intitulées « SIBÉRIE » : Malraux s’y est rendu, en effet, après le Congrès – quatre pages où l’on trouve des notes brèves, des impressions, par exemple : « Carrières du Caucase où les tortures empêchent de dormir » ; « Les grands sapins noirs sur le jaune épais des blés coupés » ; « Le transsibérien abandonné comme un bateau au milieu de16… » Cette dernière vision réapparaîtra dans Le Temps du mépris, devenant : « les veilleuses du Transsibérien échoué comme un paquebot dans la forêt sous les isolateurs du télégraphe17… »

On voit par-là que ce séjour a laissé des traces dans l’œuvre romanesque de Malraux, même si ce ne sont que quelques touches. Il n’écrira cependant pas le roman qu’il semble avoir envisagé de situer en Perse et à Bakou, comme il le disait à la Literatournaïa Gazeta deux jours après son arrivée à Leningrad, et comme en témoigne aussi Ehrenbourg dans La nuit tombe : « il avait commencé un roman sur la lutte pour le pétrole et il avait l’intention de pousser jusqu’à Bakou18. »

Je n’ai pas encore parlé d’une sorte de leitmotiv dans ce Carnet : l’évocation des bezprizornye, les enfants abandonnés, les orphelins errant dans les villes. Il les évoque dès le début : « Le dernier poème de Maïakovski […] est devenu la chanson des enfants abandonnés. Il a en russe une assez grande forme de rythme pour que tous le sachent, et ils le chantent, quand ça les prend, en chœur, sur un air de complainte amère19. » Voici le poème :

Lilia, aime-moi.
Camarade gouvernement, ma famille –
c’est Lilia Brik, maman et mes sœurs20.

Malraux n’en cite que les deux mots « Camarade gouvernement ! », mais il ajoute : « Ô destin de Villon, si l’on chantait à Fresnes ses ballades ! » Dans les pages du Carnet, à cinq reprises Malraux emploie le mot bezprizorne [sic]. Au-delà de sa signification, c’est un mot qui devait lui plaire, car c’est le seul mot russe qu’il emploie si souvent dans ses notes. C’est d’ailleurs aux bezprizornye qu’est consacré le film de Nikolaï Ekk déjà nommé, Le Chemin de la vie, où l’on voit les dramatiques conditions d’existence de ces enfants livrés à la délinquance, et où l’on entend notamment un admirable chant chanté par eux. Mais le sujet principal du film est la réadaptation de ces jeunes délinquants, leur insertion dans la société par le travail et la confiance.

Le Carnet s’achève avec une page lyrique sur Paris et la France, pleine d’admiration et d’enthousiasme, mais ce n’est pas l’épanchement de Malraux lui-même ; il rapporte les propos d’un Russe :

Il y a de petits villages dans le soleil couchant, non pas verts ou couleur de bois comme les nôtres, mais des villages sans isbas, couverts de tuiles ou d’ardoises […]. Il y aura […] des matins d’hiver non pas inhumains et magnifiques comme les nôtres, mais délicats et amicaux comme ceux de Sisley21.

On peut s’interroger sur les silences de ce Carnet. Par exemple, Malraux ne dit rien de sa mise en cause par Lev Nikouline, à qui il répondit :

Si je pensais que la politique est inférieure à la littérature, je n’aurais pas fait campagne en France avec André Gide pour défendre le camarade Dimitrov, et enfin je ne serais pas ici22.

Silence également sur l’incident avec Radek, qui, au banquet dans la datcha de Gorki, traita Malraux de « petit-bourgeois ». Gustav Regler, témoin de la scène, l’a rapportée dans Le Glaive et le Fourreau23 ; Jean-Richard Bloch, également apostrophé par Radek à moitié ivre, précisa à Romain Rolland que Malraux blêmit et serra les dents. Et comment ne pas se demander, enfin, si les abus et les crimes du régime ont été perçus par Malraux ? Difficile de se prononcer sur ce point. Savait-il et n’a-t-il rien noté ? C’est bien possible, puisque les premières dénonciations avaient été faites par Souvarine dès 1923. En définitive, peu de politique dans ce Carnet, dont les prolongements auront surtout lieu dans Le Temps du mépris, inspirés par le récit de Willi Bredel, quelques conversations avec Eisenstein et des souvenirs de Sibérie.

La publication tardive du Carnet d’URSS – plus de soixante-dix ans après sa rédaction, alors que l’Union soviétique n’existait même plus – a forcément entraîné une réception tout autre que celle qu’il aurait pu avoir dans les années trente.

Dans Le Figaro littéraire du 12 avril 2007, Alix de Saint-André intitula « Malraux au pays des Soviets » un article où elle mentionnait notamment des « fragments de dialogues essentiels avec des écrivains, des musiciens et des cinéastes dont l’écho nous reviendra bien plus tard dans son œuvre ». François Eychart, dans Les Lettres françaises (supplément mensuel de L’Humanité, 2 juin 2007) observera :

C’est toujours la part de vérité obscure et contradictoire dans l’homme qui fascine Malraux, et c’est elle qu’il traque dans la jeune URSS considérée un peu vite comme une terre de laboratoire où s’affirme un homme nouveau.

On le voit : si ce Carnet est un document précieux – mais il est significatif que Malraux ne l’ait jamais publié –, il laisse cependant le lecteur quelque peu sur sa faim, puisqu’il reste difficile, l’ayant lu, de savoir exactement ce que son auteur pensait de ce qu’il avait vu ou peut-être deviné.

1 Lettre du 2 mai 1934, dans Lili Brik-Elsa Triolet, Correspondance 1921-1970, Paris, Gallimard, 2000, p. 71.

2 André Malraux, Carnet d’URSS 1934 [désormais Carnet], Paris, Gallimard, 2007, p. 82. Le Carnet figure également au t. VI des Œuvres complètes de

3 Ibid., p. 60.

4 Ibid., p. 63.

5 Clara Malraux, Voici que vient l’été, Paris, Grasset, 1973, p. 273-274.

6 Carnet, p. 43.

7 Ibid., p. 52.

8 Peut-être Esfir Schub (Шуб), comme me l’a suggéré mon collègue Alexandre Stroev, que je remercie.

9 Carnet, p. 56.

10 Sergueï Eisenstein, Mémoires, traduit du russe par Jacques Aumont, Michèle Bokanowski et Claude Ibrahimoff, Paris, Julliard, 1989, p. 17.

11 Carnet, p. 61-62.

12 André Malraux, Le Temps du mépris [désormais TM], dans Œuvres complètes, t. I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1989, p. 800.

13 Carnet, p. 36.

14 Ibid., p. 53.

15 Ibid., p. 54.

16 Ibid., p. 76.

17 TM, p. 797.

18 Ilya Ehrenbourg, La Nuit tombe, Paris, Gallimard, 1966, p. 39-40.

19 Carnet, p. 30-31.

20 Vladimir Maïakovski, À pleine voix, Paris, Gallimard, « Poésie », 2005, p. 445. (Les vers cités le sont dans la traduction d’Elsa Triolet.)

21 Carnet, p. 85.

22 Réponse rapportée par Ehrenbourg dans La Nuit tombe, op. cit., p. 52.

23 Voir Gustav Regler, Le Glaive et le Fourreau [Das Ohr des Malchus. Eine Lebensgeschichte, 1958], traduit de l’allemand par Gaston Floquet et Jean

Notes

1 Lettre du 2 mai 1934, dans Lili Brik-Elsa Triolet, Correspondance 1921-1970, Paris, Gallimard, 2000, p. 71.

2 André Malraux, Carnet d’URSS 1934 [désormais Carnet], Paris, Gallimard, 2007, p. 82. Le Carnet figure également au t. VI des Œuvres complètes de Malraux dans la « Bibliothèque de la Pléiade », mais nous nous référons ici à sa première édition.

3 Ibid., p. 60.

4 Ibid., p. 63.

5 Clara Malraux, Voici que vient l’été, Paris, Grasset, 1973, p. 273-274.

6 Carnet, p. 43.

7 Ibid., p. 52.

8 Peut-être Esfir Schub (Шуб), comme me l’a suggéré mon collègue Alexandre Stroev, que je remercie.

9 Carnet, p. 56.

10 Sergueï Eisenstein, Mémoires, traduit du russe par Jacques Aumont, Michèle Bokanowski et Claude Ibrahimoff, Paris, Julliard, 1989, p. 17.

11 Carnet, p. 61-62.

12 André Malraux, Le Temps du mépris [désormais TM], dans Œuvres complètes, t. I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1989, p. 800.

13 Carnet, p. 36.

14 Ibid., p. 53.

15 Ibid., p. 54.

16 Ibid., p. 76.

17 TM, p. 797.

18 Ilya Ehrenbourg, La Nuit tombe, Paris, Gallimard, 1966, p. 39-40.

19 Carnet, p. 30-31.

20 Vladimir Maïakovski, À pleine voix, Paris, Gallimard, « Poésie », 2005, p. 445. (Les vers cités le sont dans la traduction d’Elsa Triolet.)

21 Carnet, p. 85.

22 Réponse rapportée par Ehrenbourg dans La Nuit tombe, op. cit., p. 52.

23 Voir Gustav Regler, Le Glaive et le Fourreau [Das Ohr des Malchus. Eine Lebensgeschichte, 1958], traduit de l’allemand par Gaston Floquet et Jean Weiland, revu par Philippe Carella, Arles, Actes Sud, « Babel », 1999.

Citer cet article

Référence électronique

François de SAINT-CHÉRON, « Malraux en URSS. Notes oubliées », Viatica [En ligne], 9 | 2022, mis en ligne le 17 février 2022, consulté le 25 juin 2022. URL : http://revues-msh.uca.fr/viatica/index.php?id=2260

Auteur

François de SAINT-CHÉRON

Sorbonne Université

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