Ligne éditoriale

L'Observatoire de la post-croissance et de la décroissance (OPCD) est une initiative collective de personnes actrices de la recherche et du monde associatif, destinée à produire et diffuser des connaissances relatives à la décroissance. Celles et ceux que l'on a coutume d'appeler les précurseur∙ses de la décroissance (on peut citer les écrits de Bernard Charbonneau, André Gorz, Simone Weil, Jacques Ellul, Paul Ariès, Serge Latouche, Ivan Illich, Cornelius Castoriadis, Françoise d'Eaubonne...) ont initié un courant de pensée qui s'est égrainé au cours du temps et qui a stimulé les travaux d'un certain nombre de chercheur∙ses et d'écrivain∙es (François Schneider, Vincent Cheynet, Fabrice Flipo, Alice Canabate, Yves Cochet, Agnès Sinai, François Jarrige, Jacques Grinevald, Mohammed Taleb, Michel Lepesant, Vincent Liegey, Franck-Dominique Vivien, François Briens, Sylvie Ferrari, Dominique Méda, Hélène Tordjman, Timothée Parrique, Yves-Marie Abraham...). C'est cette tradition que l'OPCD souhaite perpétuer. 

Pour ce faire, l'observatoire se donne trois objectifs :

  • poser les bases d'un futur centre de recherche interdisciplinaire et transdisciplinaire sur la décroissance permettant aux chercheur∙es et aux étudiant∙es de disposer d'une base de données et de ressources (articles, chapitre d'ouvrages, mémoire de master); offrant des stages, proposant des encadrements de mémoire et des projets collectifs; et finançant des thèses,
  • articuler la recherche académique et les actions des mouvements citoyens pour la décroissance (logique de la recherche-action),
  • accompagner les collectivités territoriales et les différentes organisations dans leur transition vers une société sobre et conviviale.

L’objectif principal de la revue de l’OPCD Mondes en décroissance est de publier des travaux scientifiques par et pour les académiques et militants francophones, abordant les thèmes de la décroissance et de la post-croissance.

La revue Mondes en décroissance compte :

  • Être un espace de publication académique pour de jeunes chercheur∙ses mais aussi des chercheur∙ses chevronné∙es.
  • Publier des travaux rédigés par des membres d’associations ou collectifs impliqués dans les questions post-croissantes et décroissantes.
  • Rassembler des publications francophones.
  • Éditer des notes de synthèse sur les livres qui paraissent, effectuer une revue critique.
  • Proposer des traductions inédites de textes en langues étrangères.
  • Rééditer des textes déjà parus mais qui méritent d'être encore diffusés.
  • Faire paraître des notes d'humeur en rapport avec des controverses scientifiques ou des débats d'actualité.
  • Apporter des points de vue extérieurs sur la décroissance, ou qui en interrogent les contours.

Une revue scientifique, avec comité de lecture international

Nous proposons une revue scientifique par et pour des chercheurs et chercheuses du monde académique de toutes disciplines ainsi que par et pour des personnes actrices sociales. 

Sont scientifiques, les travaux qui s’appuient sur des méthodes et des théories, validées par des pairs. Ainsi, chaque contribution à vocation scientifique est d’abord soumise au comité de rédaction qui, si acceptation, l’alloue ensuite à deux personnes du comité scientifique. Les articles soumis sont évalués en double aveugle :  deux personnes académiques pour un contenu dont l’autorat est académique, une personne académique et une personne actrice sociale pour un contenu dont l’autorat est non académique. 

Mais qu’entendons-nous par post-croissance et décroissance ? 

Par post-croissance, nous entendons les différents futurs possibles qui viennent après l’époque de la croissance. La post-croissance place la vie en société (et tout ce qui contribue à son maintien et son épanouissement) à l’intérieur des limites planétaires. Elle remet en cause l’accumulation de valeur ajoutée (PIB) et la poursuite de la croissance économique sous toutes ses formes. 

Par décroissance, nous entendons une réduction de la production et de la consommation, planifiée démocratiquement, pour retrouver une empreinte écologique soutenable, pour réduire les inégalités, pour améliorer la qualité de vie. 

En plus de ces définitions liminaires, nous devons réaffirmer, dans le climat actuel, que la décroissance objet de cette revue s'inscrit dans une tradition politique fondamentalement émancipatrice, ouverte et solidaire. Ses fondamentaux s'articulent autour d'une démocratie plus directe, de plus de justice sociale et environnementale et du refus de tout racisme, xénophobie, sexisme, homophobie et toute autre forme de rejet.

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